SCÈNE VIII
Les Mêmes, BERNARD.
BERNARD, saluant Poidement lont le monde et Tenant à Adrienne.
Bonjour, Adrienne. (il vent lui baiser la main, elle la retire.) Mais, qu’as-tu ? tu me recevras donc toujours ainsi?...
ADRIENNE, sèchement.
Ma loge pour ce soir ?
BERNARD, tirant un papier de sa poche et le donnant â Adrienne, avec un triste sourire.
Voici le coupon...
ADRIENNE
Vous avez une façon charmante de donner... Gardez-la, votre loge ! (La prenant.) Si jamais je vous redemande quelque chose...
PRINCARROT, appelant.
Lizeron !... des cigares!...
LIZERON.
Monsieur, j’ai fumé le dernier ce matin !
ADRIENNE, bas à Bernard.
A propos, vous savez... ils dînent tous ici...
BERNARD
Ah! ils dînent... Bien! bien !... (Fouillant dans ses poches et donnant son porte-monnaie h Adrienoe.) Tenez I (Adrienne ourre le portemonnaie et sonrit.) C’est tout ce j’ai !
ADRIENNE, appelant.
Lizeron !
Liseron paraît, elle lui donne l’argent, Lireron s éloigne. PSTCHKTTE, à Bernard.
Eh bien, l’homme soucieux, va-l-on tâcher ce soir d’être un peu moins sombre?...
BERNARD, souriant.
On fera son possible...
PRINCARROT.
Allons, soyez gai, sacrebleu, soyez gai !
soürissÉt.
Je parie vingt-cinq louis que vous vous ennuyez avec nous 1
BE RNARD.
Moil
MOLESKINE, descendant près d’Adrienne.
Dis donc, Adrienne, tu sais? je vais à Bade avec mon petit baron... si tu veux nous t’emmenons?
ADRIENNE
Moi?
MOLESKINE
J’ai une idée charmante .
PRINCARROT.
Pas possible!...
MOLESKINE
Tu te mettras comme moi... les mêmes bijoux, les mêmes toilettes tout à fait ; nous aurons l’air des deux sœurs...
ADRIENNE
Me mettre comme toi !... tu te mets trop bien...
PSVCHETTE.
Bah !... Bernard te donnera tout ça... (a Bernard.) N’est-ce pas, Bernard?...