ACTE TROISIÈME
a rougi, flaire de loin l’héritage... (M. Bonami frappe h la porte toehère") Et, chaudement emmitouflées dans leur manchon de martre, ses deux mains... orthodoxes... se congratulent réciproquement !...
* La porte s’ouvre, Colombe parait.
COLOM B K.
Tiens ! Monsieur Bonami !
BONAMI
Pardon !... Le concierge n’est pas là ?
COLOMBE
Non, monsieur, il fait ses visites, c’est moi qui le remplace.
BONAMI
Ah! fort bien!... Maisdites-raoi... mon enfant... mademoiselle de Mériane... (Hésitant.) a-t-elle déjà vu son notaire ?
COLOMBE. '
Non, monsieur, pas encore... c’est pour ce soir...
BO N'AMI
Pour ce soir...
CO LOMB E
Oui, monsieur le notaire vient diner !...
BONAMI, sursautant.
Dîner !
COLOMBE
Oui! Oh! nous avons beaucoup de monde... mais entrez vite... il fait ffn froid...
B ONAMI.
Enfin!
Il entre. La porte se referme. Horace et les deux femmes éclatent de rire.
H ORACE.
Et d’un !... je vais prendre ma staile pour voir la fin de la comédie!... Au revoir, chères petites, au revoir!...
Il frappe, la porte s'ouvre. Colombe parait.
COLOMBE, joyeuse.
Monsieur Horace!... Ah ! c’est mamzelle qui va être contente ! (Horace entre. Elle aperçoit Lizeron, avec joie.) Lizeron!...
LIZERON.
Laisse-moi me dégeler, Colombo, nous causerons après !
Il entre, la porte se refermo.
MOLESKINE
Allons, puisqu’il n’y a pas moyen de faire autrement, allons diner sans cavalier... Ah! les hommes s’en vont!... les hommes s’en vont !
Elles sortent. On a vu Charançon paraître par la droite et s’arrêter devant une petite boutique de confiserie.