SCÈNE V
LE GRAND JULES, LODOISKA, P ui» MONSIEUR et MADAME LANTERNOIS et COLOMBE.
Le grand Jules porte une pelisse fourrée et un bonnet (l’Astrakan, il a une lorgnette passée en sautoir. Lodoïska porte egalement un manteau en fourrure. Elle a un voile.
JULES
Eh bien, Dorska, es-tu contente, ma fille?
LODOÏSKA
Enchantée... et tu no dois pas être fâché, non plus.
JULES
Dame, c’est le jour de l’an... pourquoi donc que nous ne nous serions pas payé des étrennes après tout.
LODOÏSKA
Payé est bon ! (Riant.) Ah 1 le fourreur sera content quand il s’apercevra que ses pelisses et son bonnet se sont donné de l’air !
JULES, riant aussi.
Eh bien, et l’opticien, il doit rudement rire... (Montrant sa lorgnette.) Très-chouette.. . sa lorgnette... très-chouetle.
Ils so prominent en causant, monsieur et madame Lanternois sont entrés
par la gauche.
LANTERNOIS.
Ophélie, ma bonne, je t’en supplie... prends garde au verglas... Je te jure que nous allons tomber...
MADAME LANTERNOIS.
Eh! monsieur, qu’importe I... il faut arriver !... je suis sûre que toute la bande est déjà là-haut?... Vous avez les bonbons?
Ils frappent.
LANTERNOIS, paiement.
Oui!... mais sur l’un des sacs de Siraudin, cinq lettres en diamant se sont détachées 1... Le sirau est parti... il ne reste plus que le din.
il rit.
MADAME LANTERNOIS, comprimant nne forte envie de rire.
Edgard, si l’on vous voyait !
LANTERNOIS.
De ce temps-ci, les fenêtres sont closes!
COLOMBE, paraissant.
Ah! monsieur et madame Lanternois 1... Enfin !... vous êtes en retard...
Comment ?