‹ Le sacrilégeChapitre 92 sur 141 · MARC ASSOIT · texte numérisé non relu

MARC ASSOIT

Je n’ai pas touché mes revenus.

PIPENCORNE.

Ses revenus!

MARCASSOÜ.

Mais j’ai rendez vous cette nuit avec un gros capitaliste.

PIPENCORNE, gouaillant.

Où ça?

MARCASSOÜ.

Dans la plaine Montparnasse. — Addio, caro mio, addiol

Il sort.

PI PE NCORNE , seul.

Oh! Dieu... on n’a qu’un client un peu propre, et...

MARGOTET, entrant, en seconant ses habits.

Il pleut, il pleut, bergère... V’Ià le dégel.

PIPENCORNE.

Tiens! Margotetl

MARGOTET.

Je suis trempé comme un damas... et cependant j’avais ma canne... Quel joli petit endroit que Montrouge; calme, paisible... et pas éclairé du tout. (Mettant la lorgnette et le portemonnaie sur la table.) Combien me donnes- tu de ça?

PIPENCORNE.

Un porte-monnaie? Une lorgnette? c’est pas de défaite. J’en veux pas...

MARGOTET.

Allons, voyons, fais donc pas tes mauvaises blagues, on les connaît! Combien que tu me donnes de ça?

PIPENCORNE.

Neuf cinquante! pas un sou de plus!

MARGOTET.

Grand filou! va!

Pipencorne va an comptoir, prend de la monnaie et l’étale snr la table. PIPENCORNE.

V’ià la monnaie!

MARGOTET, sonpirant.

V’ià les bibelots!...

Il donne les objets à Pipencorne.

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