‹ Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean [microforme]Chapitre 101 sur 101 · DUD · texte numérisé non relu

DUD

Ilaire

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CANTONS.—Suite,

Normandin Dablon,

Albanel Crépeuil

Au Norp

Racine Malherbe Dolbeau Charlevoix Pelletier Métabetchouane Dalmas Roberval

Taillon Ross

Les cantons Kenogami, Bourget et Taché doivent être considérés comme se rattachant directement, par leur situation et leurs relations, au territoire du Lac Saint-Jean, quoiqu'ils fassent partie du comté de Chicoutimi. 1

Les chemins de fer ont métamorphosé d’un bout à

l'autre la région du Lac St-Jean. Depuis qne les trains

1 —La région du Lac Saint-Jean comprend trois agences dont une, à Saint-Roch de Quelee, dessert Le territoire qui s'étend entre Québec ct la région du lac proprement dite ; une autre, établie à Roberval, dessert les cantons à l’ouest du lac, et une troisième, dont le siége cst À Hébertville, dessert les cantons à l’est et au sud-cst du lac.

L'agence de Roberval comprend {seize cantons ayant 434, 217 acres arpertés et mis en vente. L'agence de Hébertvillecomprend dix cantons avant 199, 858 acres égalemeut arpentés et à la disposition:lcs colons,

Les cantons arpentés sont divisés, autant que possible, en lots de ‘nt aercs. Ces lots, dans la deuxième et dans la troisième agence de la région du Lac Saint-Jean, se vendent au prix de vingt centins l’acre, soit vingt dollars payables comptant, et le reste en quatre versements égaux et annuels.

y circulent, elle a changé de physionomie et de caractère au point d’apparaître comme un pays imaginaire aux yeux de ses premiers habitants. Aux longues années d'isolement a succédé une période d’activité inouïe. L'agriculture, l’industrie et le commerce se sont déve-

loppés comme subitement. T’industrie forestière et

l'industrie laititre, notamment, ont pris des proportions étonnantes. De tous côtés il s’est établi des scieries, des beurreries et des fromageries. On compte huit scieries en activité, un moulin à papier et un moulin à pûlpe sur le parcours de la ligne. 1

Les colons, qui peuvent disposer d’un capical plus où mo ns considérable, trouveront à acheter des terres déjà en culture,” ct plus ou moins avancés, soit dans les vicilles paroisses soit dans les cantons nouveaux. Au dire des cultivateurs de la région, la plupart de ceux qui sont venus Y prendre dts terres à l’crigine étaient dans un dénûment absolu. Aujourd’hui bon nombre de ces premiers habitans possèdent des fermes de deux à trois mille dellæus, quelques-unes même jusqu’à dix mille. Tout leur avoir a été acquis par la culture, bien qu’ils eussent à lutter contre une foule de désavantages et d'obstacles qui n'existent plus aujourd'hui. Quand les fils des cultivatews étaient nombreux, ilen partait un où deux pour les Etats-Unis ; les autres demeuraient avec leurs parentset prenaient charge de la terre. Dans presque tous les cas ceux qui étaient allés aux Etats-Unis sont encore des ouvriers, tandis que ceux qui avaient pris charge de la terre de leurs parents sont maintenant sur de bonnes fermes bien pourvues de bestiaux. D'où la leçon est facile à tirer.

1.—En 1894, le nombre de tonnes de fret s’est élevé à 145,770 contre 133,150, en 1893 et 104,000 seulement en 188% Le fret a consisté en :

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Nous voilà maintenant parvenus à la fin de ce long ouvrage. Jene me cache point tout ce qu’il contient «l’imperfections et de lacunes ; mais, tel qu’il est cependant, j'ose le présenter devant le public, parce que j’ai la consience d’avoir fait une bonne œuvre. (Cela suflit à ma modeste ambition de chroniqueur et d’historiographe. C’est déjà quelque chose que de contribuer à faire con-

2,637 wagons de bois de chAnraueS 26.370 cordes ; 8,16 24 wagons de bois de sciage . ee) 47,148,000 sie pieds 617 w agons de dobiants is A 137 wagons de pulpe et papier... 2,420 tonnes ; 1.571 wagons de marchandises :............. 27,940 tonnes.

Total 8, 274 wagons.

Quant aux progrès de l’industrie laitière, on peut s’en rendre compte par les chiffres suivants. En 1894, le chemin de fer a transporté 1,114,000 livres de fromage contre 522,000 livres en 1893, sans compter les quantités qui ont pris la voie du fleuve, dans les bateaux à vapeur de la compagnie Richelieu.

Le nombre des passagers a augmenté de quatorze mille d’une année à l’autre.

Un état préparé par la Compagnie du chemin @e fer indique que, pendant l’année 1894, les trains ont transporté gratuitement au Lac Saint-Jean 409 colons nouveaux, accompagnés de 240 enfants ; sur ce nombre 190 étaient des canadiens revenant des Etats-Unis.

On porte à 8600,000 la valeur du bois scié, bois de construction, bois de chauffage et autres produits de la forêt exploités sur la ligne de Québec au Lac Saint-Jean en 1894, et à environ 3000 le nombre d'hommes employés directement ;u indirectement à cette exploitation.

Depuis l'établissement de la voie ferrée, la vente des terres

naître à l’étranger un pays encore aussi ignoré que l’est le nôtre et néanmoins aussi digne d’être connu. Ilya des œuvres retentissantes, éblouissantes, qui ne valent pas simplement une œuvre de bon citoyen. Hans un pays comme le nôtre il est presque impossible de faire un ouvrage purement littéraire ou historique : le champ intellectuel n’est pas encore assez large, ni les esprits surtout, Ceux-ci sont en proie à une foule d’obsessions morales, à une diversité infinie de préventions, de petites jalousies, d’étroites considérations qui leur font perdre de vue le but et empêchent de voir l'horizon par delà les

crépuscules qui voilent leurs regards.

publiques, dans la région «cu Lac Saint-Jean, a dépassé 60,000 acres ; en 1894, environ 700 co'ons venant des anciennes paroisses de la province et des Etats-Unis ont pris des terres ct ont été transportés gratuitement. Quant à la valeur du fromage transporté far le chemin de fer seulement, on estime qu’elle est d’environ $200,000.

Voici les quantités fournies par les différents cantons et Faroisses, dont nous avons pu obtenir des états :

St-Jérôme 874,175 livres 810,840 livres

Hébertville 242,425 54,460

Jonquière 102,300

Chicoutimi 101,150 6,900

St-Prime 85,590 63,030

Roberval 67,420 ‘ 16,870

Chambord 62,790 ‘ 85,500

St-Félicien 87,140 25,490

St-Gédéon 34,476 7,580

Normandin 6,160 4,000

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Quant à moi, dans le présent ouvrage, comme qans d’autres analogues, déjà publiés, et dans d’autres qui vont suivre et dont je veux faire une série de monographies canadiennes, je n’ai eu en vue que le but à atteindre, qui

est l'édification d’une littérature vraiment nationale.

Je réussirai, car je crois le publie suffisamment dégoûte aujourd’hui des essais puérils, souvent louches, de toute une catégorie de soi-disant écrivains canadiens qui ont prétendu faire de la littérature nationale en suivant pas à pas les auteurs français, en les décalquant avee une extrême précision, en leur dérobant des pages, des chapitres eutiers, en taillant avec de larges ciseaux dans leurs vêteruents exotiques, ou en confectionnant des livres entiers avec des citations.

Une qualité vraiment extraordinaire du présent ouvrage,

Les connaissances agrivoles ont aussi fait des progrès considérables. grâce à la propagation du Journal d'Agriculture Illustré, ” aux efforts persistants et méthodiques du département de l’Agriculture et de la Colonisation, aux notions nombreuses répandues par les conférences agricoles, et enfin à la détermination arrctée des colons d’en finir avec les vieilles routines et de marcher hardiment dans les voies nouvelles. Disons enfin, pourterminer, qu'on à fait, l’année dernière, l’essai dela production fruitière. M. Franck Ross, ! ; président de la compagnie du chemin de fer, a planté un grand nombre de pommiers sur sa propriété, près de Roberval, et les Pères Trappistes en ont fait autant à Mistassini.

Si ces expériencee réussissent, on estime que la région du Lac Saint-Jean pourra produire une grande quantité de pommes, des variétés propres aux climats du nord, pour l'exportation er Angleterre, comme la ch(sese fait sur une si grande échelle dans la vallée d'Annapolis, à la Nouvelle-Ecosse.

c'est qu'il est de moi. Pour cette qualité-là je tiens à la signaler moi-même , je laïsse le public juger des autres, s’il en trouve. Surtout je ne lui demande pas d’indulgence ; il en a fait un abus tellement grand qu’aujourd'hui l’on ne peut plus établir de distinctions, ce qui est vraiment humiliant pour ceux qui croient y avoir droit.

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