‹ Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean [microforme]Chapitre 16 sur 101 · ETC · texte numérisé non relu

ETC

le Jonrs pren, et quelquefois il est incommeodé de la paauntenr de eeux 05 de celles qui ent les écroucHes, avce qui meme it boit d'une méme chanedière. Jai passé plus de huit je PE jours dans da cabane de Kaouïftaskonat, mystassin Le plus considérahle, et couché aunrès de son fs ineommeodé, dont I4 puanteux m'a souvent fait soulorer Le cœur dé jour et de nuit; j'ai bu

ct manne aussi dans #01 ouragan.

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19. est quelquefois réduit à ne hoire que de l'enu de noise fondue qui sent Ja fumée et elle est très sale. semaines je n'en ai pas bu d'autre, étant avec des étrangers, dans

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des terres de Poukonagamy {lie Saint-Jean); je n'ai pas vu de

sauvages plus sales manger, à boire et À coucher que ecux-là, \ Souvent la viande était pleine de poil d'orignal ou de sable. Une vieitle prenais à pleine nain, avec des ongles très longs, la graisse

H 1.0 présentait innngoc dans nu ouragan très sale; 6 chacun bu vait lil du bouillon de Ia méme chaudière.

14, En été, dans Les Voyages aur torec dans Je Saguenny et

| ur Je grand fleuve, il boit assez souvent de l'eau bien snle, qu'on

| trouve dans quelques mares. Depuis trois jours que le vent nous arréte, nous n'en buvons pfs d'autre. Quelquefois le vent oblige à se sauvor dans Tes feux où on n'en trouve pus du tout. Crhk

| n'est arrivé plus d'une et brois fois; j'ai même été souvent obtit}

|k de boire gans des mares Qù je vorais cles crapaudls, te.

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dans a chaudière, v ayant jeté de Ja neige: ct puis elle nous la à

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415, Le plus souvent, pendant Vhiver, dans les diemins, quoique longs ct difficiles, ne trouve pas une goutte d'eau pour ec désatérer.

“16, Ten lure beaucoun de froil et do fumée, avant que In cabane soit achevée, pendant deux À trois heures que 16 temps est très rude l'hiver, Sa chemise qui est trompée de snours dt ses bas mouillés lo rendent comme morfondu avec In faim qu'il soutre, le plus souvent n'ayant mangé qu'un morceau de vianile galée avant qu'on décabane.

“17. La souffrance et la misère sont les apanages de ces tristes et pénibles missions. luciué Deus utiis di tmmoreliur el inimoriatur servus inufilis missionum l'rundiscus, S. J?

Sur les J'usnites qui succédèront au Père Crépieul nous avons que des détails de pou d'importunce, jnsqu’à l'arrivée du Père Laure À Tadonssne, en 1729. Nous donnons ici quelques extraits de son journal * J'arrivai à Chekoutimi an mois de jnin 1720, pour y prendre possession de la ntission rétablie après vingt ans d'intorrègne. Ma maison y fut bâtie dans l'automne par Chatelleraux, commis qu dit poste, sur lé petit coteau, À cause de la proshnité de l'église. En 1725, ma maison de Chekontm, qui n'avait jusqu'alors été couverke que d’écorces sur le méchantes planches, fut rétablic ct couverte en bardeau par le sieur Montendre, Joseph Amalin et Louis Fortier, pour lors engagés à Chelkoutimi. Ta même année

le 24 septembre, j'allai sur le coteau du portage :

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sieur Montendre, entrepreneur, Jean JBalère, maître. charpentier, Jean Pilote, les deux Dorvales et Jean- 300 ir Baptiste Amalin, où je donnai le premier coup de hache «Ju pour l# nouvelle église qui se trouve livrée à la fonte des 200 livi neiges et achevée (invit Minervä) le 28 septembre 1726. et ferm ‘ Le beau tabernacle et les deux ornements vert ct Enfin violet, blanc et rouge, ont été apportés à CÜhekoutimi le parfaite: 4 juillet, 1722 Après avoir peint le retable, la voûte, per M. j'ai célébré la première messe dans la nouvelle chapelle le commise jour de l’Assomption de la même année. La croix du clocher nouveau à été saluée de 88 martres par tous les On tr sauvages charmés du coq.” re 1766:

Saint-Frs (1765) et Il avait |

An lère Laure succéda le Père Maurice qui, à son tour, fut remplacé par le Père Coquart, en 1746. On lit dans le journal de ee dernier : “ Le 21 rnars, 1747, Blanchard eat parti pour aller équarrir la nouvelle église À Tadoussac. Le 16 mai, j’ai béni la place de la nouvelle église et cogné la première cheville.

abénakis, mer en À

Enfin,

au Saguel

1 laissé un | evait trav l'Evangild Yages, en

Nora.—Monsieur Hocquart, intendant de la Nouvelle- France, à accordé toutes les planches, madriers, bardeaux et tous les clous nécessaires pour la bâtisse, et je me euis engagé pour moi et mes successeurs à dire pour lui le messe de Sainte-Anne, tant que l’église subsistera pour reconnoître sa libéralité.

F mou 4 218, et fut Pde l'Ile a

tour, dans hard Bac.

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«Le 21 mars 1748, l'obtine encore le M. l'Intendant 900 livres pour ma nouvelle église de Tadoussac.

“Ju autorane, 1749, M. l'Tatendant Bigot m'accorda 200 livres pour mon église de Tadoussac qui fut couverte et fermée cette année.”

Enfin, à ia Saint-Jean do l'an 1799, !0 dite églige fut parfaitement achevéc et fut estimée à trois mille livres par M. Guillemin, conseiller au conseil de Québec et commissaire Qu Roy, à M. Mary, fermier des postce.

On trouve au registre des postes la note suivante en latin, de la main du réverend Père La Brosse, écrite en 1766: Le Rév. Père Coquart était mort à la mission de Saint-François-Xavier, le 4 juillet de l’année précédente, (1765) et y avait été enterré dans le cimetière commun. Il avait composé un dictionnaire des mots fraugsaie et abénakis, et une grammaire de cette langue qu'il 86 imprimer en france.”

Enfin, le Père La Brosse, dernier missionnaire jésuite an Saguenay, remplace le Père Coquart on 1766. Il a

1 laissé un dictionnaire de la langue montagnaïse auquel il

avait travaillé pentlant huit ans. Il avait aussi traduit

| l'Evangile en cette langue et l’avait fait copier aux aau- | sages, en l'absence cle caractères d'imprimerie.

Flmourut à Tadoussac le 11 avril, 1782, à l’âge de 70

Diene, et fut enterré dans la chapelle par M. Compain, curé de Ile aux Coudres.

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