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LE BASSIN DU LAC SAINT-TIEAN 113 R . —— re | x milles en bas de Chicoutimi, sur la rive gauche du Sague- fu le nav, à l'endroit appelé # Les Prairies.” # Le terrain qui het F environnie Chicoutimi est excellent, dit M. Nixon, ayant f nie l'apparence d'être composé d'une riche marne mêlée d'un ARTS bon sable. M. Andrews, le cominis du poste, qui y reste ‘} pe depuis six ans, a denx bons eurrés de patates du plus bel FR de aspect etune couche de concombres ; Parinée dernière il a Ha pit: cultivé des melons en plein air. Tout ce qui croît À L'he qu Montréal croîtrait ici. Il nous 'aforme que s'il était pour en s'établir sur une terre dans le Saguenar, il se fixerait de pour préférence tout vis-à-vis du poste, du côté nord, où au ur le sud, à un quart de mille au dessus, Sur une question à lien ect effet, il répondit que si un homme s'oceupait uniqueet en
ment de jardinage, il n’y à pas avtour de Montréal un Lee) seul jardin dont le produit égalcrait celui qu'on pourrait spÊces recucillir en eet endroit. Dans le mois de mai, aux
, 4: . a . . à sauon grandes mers du printemps, Peau monte ici de seize à LE, dix-huit pieds.” dans “ Le roc de granite syénitique sur lequel est construit de la Le) . 1 | porr le poste,” dit à son tour M. Baddeley, le géologue de À l v « Les eh ! l'exploration de 1828, % est traversé d’une manière remar- Se com duable par des veines de feldspath et de trapp.... Nous avons observé dans le roc quelques noyaux de fer magnétique. Il y à sur le rivage, au-dessous de la résidence du {très D
poste, une veine de trapp curieusement tortucuse qui
descend dans le roc. Nous v avons trouvé aussi un
posté, fragment de calcaire siliceux. Il paraît qu'il y a une
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vingtaine d'années on faisait de la chaux au poste, et lon
144 LE SAGULNAY
montre l'emplacement du fourneau où se voient encore des morceaux de pierre calcaire à demi brûlés. Si cette pierre venait de quelque dépôt calcaire du voisinage, on n'a pu le découvrir ni en rien savoir ; mais celle en question aurait pu être apportée pour l’occasion de la Malbaïe
ou die li Baie Saint-Paul, où la pierre calcaire abonde.”
Le rivage du nord, en face de Chicoutimi, est formé de hauteurs brisées et montueuses, ordinairement boisées d'épinette, de petit pin rouge et de bouleau blanc, laissant cependant pur endroits une lisière d'argile entre elles et les bords de la rivière. C’est cette lisière qui est mise en culture parles habitants. En remontant la rivière à partir de cet endroit, sur une longueur d'environ cinq milles, on arrive au cours d'eau du Marais où le Saguenay devient obstrué par des rochers et des rapides. La mer y monte de sept pieds, ct, au portage de Terre-Rompue, environ un mille au-dessus du confluent de ce cours d’eau et du Saguenay, le flux de la mer devient à peu près imperceptinle. C’est là que le Saguenay cesse d’être navigable,
après un parcours de 74 milles, depuis son embouchure
C'est à Chicoutimi que se trouve Île principal établisse. ment de Ja maison Price, en même temps lun des plus considérables de toute la province. Il a été le noyau di
village naissant cet est resté longtemps la source où
s'alimentaient toutes les autres branches du commerce
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LE BASSIN DU LAC SAINT-JEAN 145 4e
local C'est À l'embouchure de la rivière qui lui déverse ses eaux par une chute perpendiculaire de quarante pieds, tout près de l’ancien poste, qu'a été installée la grande scierie de Ta maison Price, Fà, les beaux
bois du Saguenay sont convertis en madriers, en colom-
bages, bardeaux, lattes, boîtes d'emballage, lambris, “TR ARR allumettes et pièces de pavage ; pas une retaille qui ne TEITEN soit utilisée. L'été, les navires d'outre-mer viennent |HARU
charger ces bois à un mille au-dessous des moulins,
tandis que, l'hiver, la coupe des billots qui les met en 2 ï
activité procure un emploi lucratif À quantité de colons LU pauvres ; le chantier, nom qu'on donne À Ja fois à la d jf a scierie et à l'ensemble des habitations qui l'entourent cet k Da
où logent les travailleurs, constitue en oùtre un marché avantaweux pour les grains et le fourrage dont les cul'i-
vateurs peuvent disposer.
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“ Lieu remarquable pour être le terme de la belle navigation et le commencement des portages ; ” c’est ainsi que le Père L'jeune désigne Chicoutimi dans ses
kR. lu lions.
Mer. Laflèche, évêque de Trois-Rivières, donne à ce nom la signification et l’origine suivantes : C'h'coutimi, “Jusqu'où c'est profond ? (en langue crie). De Tshks,
‘in que A + et troneur, c'est profond.”
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116 LE SAGULNAY
Nous trouvons dans les notes du Père de Crépieul que, vers 1670, une petite chapelle y fut bätie aux frais du sieur [azeur par Paul Quartier, charpentier, Côté et
Baillargcon, sous la direction de Robert Drouart.
La mission de Chicoutimi, qui se confondait dans les premiers temps avec celle de Tadoussac, en fut séparée vers la fin du dix-septième siècle. Aïnsi, le Père Bonaventure Favre, dont o1 trouve les actes dans le registre de cet endroit, de 1691 à 1699, s'intitule ‘* Missionnaire de Saint-Charles de Mélabetchouan, sur le Lac Samt- Jean ou Peiskouiagam, qui tombe dans la rivière
Chégoutimy.”?
Les registres ont continué d’être tenus ensuite succes. sivement par le Père de Crépieul, de 1693 à 1702, puis, de 1703 à 1709, par le Père Louis André ; enfin, après une longue interruption d'une douzaine d'années, par le Père Laure qui fit construire une nouvelle chapelle sur le petit coteau, appelé coteau du Portage, où se trouvait également son habitation. Cette chapelle, sur laquelle nous donnons plus loin quelques détails, a subsisté jusqu'en 1850 ; on avait cessé d'y faire l'office en 1849, parce qu'elle était presque tombée de vétusté.
Le Père Laure demeura chargé de Chégoutimy jusqu'en 1737 : le dernier Jésuite qui ait desservi cette mission est le Père de La Brosse, jusqu’en 1782, époque de sa mort. Pendant environ cinquante ans après, Chicoutimi, comme
tous les autres postes du Roï, fut visité chaque année pa
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un missionnaire qui ÿ allait dans les mois dejain et juillet
et y demeurait environ six semaines, enscignant un caté-
chisme en langue montagnaise, que les Jésuites avaient Le x M composé pour les néophytes indiens. C'est en 1846 que d
le premier curé y fut installé régulièrement,
En 18690, la paroisse de Chicoutimi était déjà grande et renfermait un village considérable, puisqu'ils y trouvait
72 emplacements. On v comptait six écoles, dont deux
modèles, fréquentées par SK enfants. [Le recensement fait par le curé montrait que la population de l'endroit FA était venue principalement de la Malbaie, qui avait fourni deux cents mes : les Eboulements en avaient donné 66
et la Baie Saint-Paul, 37. Les chantiers de M. Price em-
ployaient environ deux cents étrangers. Vingt familles nouvelles étaient arrivées au printemps de 1859. En 1858,
il s'était fait 190 baptômes, 44 mariages et 61 sépultures,
En 1865, il y avait dans la paroisse de Chicoutimi 567 familles, comprenant £, 254 âmes : en 1868, 623 tamilles — 3,930 Âmes ; en 1873, 655 familles—4035 âmes ; en 1878, Lei Het
739 familles—4,628 Âmes.
Le 19 mars, 1870, cent deux familles perdirent dans u
hecendie qui enveIoppa le Saguenay tout entier Îles
fruits de leurs travaux et des nombreux sacrifices qu'elles
s'étaient imposés pour s'établir sur les terres nouvell:
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C’est en 1874 que la compagnie des bateaux à vapeur du Saint-Laurent établit une ligne regulière entre Québec et Chicoutimi, ; au printemps de 1875, le gouvernement
fédéral faisait construire un quai ee dernier endroit,
En 1879, le gouvernement fédéral fit enlever les roches et creuser les battures qui embarrassent le chenal en aval de Chicoutimi. On espérait que, ces travaux terminés, les bateaux à vapeur et les voiliers pourraient se rendre à
Chicoutimi À marée basse,
À l'entrée du chenal furent placés deux phares d’alignement, à 910 pieds d'intervalle lun de lantre. Ce sont deux feux eatoptriques qui doivent être vus à cinq milles
de distance.
Huit autres phares, dont nous ne pourrions guère indiquer la situation ni l'éloignement respectif les uns des autres qu'au moyen d’une carte spéciale, tous destinés à indiquer le chenal du havre de Chicoutimi, ont été placés
ur la première fois en 1873 et pourraient tous être
| aperçus à d'égales distances, métaient les détours du
elhenal qui contrarient et font varier la portée des feux.
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La maison Price charge en moyenne de trente à trente cinq bâtiments par année à Chicoutimi, et, dans d’autres ports de la province, une cinquantaine, ce qui fait de NU à 85 bâtiments en tout. Les bois qu’elle exporte sont
pour la plus grande partie dirigés vers la Grande-Breta-
bille de in qui valet sais avec Depu facilit nay et qui à région Ss0Mm faire c droits pour ]
de cen
La g Cl CON) les bar rapides Saguen:
d’'envire
Comme
une ; elle en envoie aussi À La Plata, au Pérou, au Chili,
en Espagne, au Portugal, en Frances et même en Australie.
En 1862, les eaux du Saguenay transportaient 43,280 billots de pin blane, 7,000 billots d’épine’te et 715 pièces AGE |: de bois de construction pour les navires, outre
immense quantité demadriers, de planches ot de bardeaux, qui était expédiée en goëelette, Dès 1850 on estimait la valeur du bois directement exporté en Europe À $180,000, aa sans compter le commerce que li maison Price faisait avec la province du Bas-Canada ct avec les Etats-Unis. Depuis lors, de grands travaux ont été exécutés pour faciliter le glissement des billots sur les eaux du Saguenay et pour développer en général le comimeree du bois qui a été jusqu'à présent la principale industrie de la région saguenayenne, On peut signaler entre autres une
somme de $41,000 que le gouvernement a dépensée pour
faire construire une glissoire et une estacade, mais les “4 droits que le gouvernement a perçus de la maison Price y
pour le passage des billots ui ont rapporté bien au delà
de ce montant,
La glissoire a une longueur de 5,840 pieds et l'estacade
en compte 1,344 ; il y a en outre les digues, les quais et
les barrages. La glissoire à ét faite pour éviter Îles apides qui se trouvent entre le lac Saint-Jean et la rivière
Saguenay. Ces constructions couvrent une étendue
d'environ six milles et sont situées sur la Petite Décharge :
comimencées en 1856, elles ont été terminées en 1860,