‹ Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean [microforme]Chapitre 70 sur 101 · SC CONS · texte numérisé non relu

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ridules, et

e-à-Pierre.

trains de construction, la gymnastique retentissante des

C’est alors que St-Onge eut l’idée et trouva les moyens de commencer un petit commerce de provisions, de tabac et de tous les objets de première nécessité pour ce noyau d'hommes isolés de toute communication extérieure. Il prit des pensionnaires, commensa un défrichement autour de son habitation, sema du grain, des légumes et même du foin qui rendirent au delà de ses espérances et, développant son commerce avec ses nouvelles ressources, il s'était procuré de la viade fraîche, régulièrement, d'un lieu voisin qui ne tarda pas à devenir une paroisse, connue sous le nom de Notre-Dame-des-Anges, et que devait hientôt traverser le chemin de fer des Basses- Laurentides.

Dans l'intervalle, de nouvelles huttes, dressées ça et là aux environs, si grossitrement et si chétivement façonnées qu'on se sentait pris de pitié à leur aspect, allaient néanmoins abriter quelques colons et les travailleurs qui avaient avec eux leurs femmes et leurs enfants, pendant que d’autres cabanes s’échelonnaient à divers intervalles le long de deux routes ouvertes dans le bois pour

communiquer avec les cantons voisins.

La Compagnie du chemin de fer avait construit des usines, ébauché les piles d’un pont sur la rivière--Pierre,

et le slrïlet de la locomotive, le roulement saccadé des

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inachines sans cesse en mouvement et les battements répétés des lourds marteaux sur l’enclume allaient réveiller les profonds échos endormis jusque là dans la noire et muette solitude.

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