LES CAPS ‘: TRINITE ”’ ET « ETERNITE
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Lois Mais aucun rocher, parmi tous ceux dont la bordure
Ut violente et tourmentée fatigue les eaux qui la caressent,
ae A ct dont les cimes sourcilleuses se penchent sur le Saguenay nn linondant de leurs ombres, n’égale en étrange et
a 2 formidable majesté les deux caps dont les noms seuls
évoillent dans lPimagination [le sentiment d’une cxcep-
tionnelle grandeur. Ces deux caps sont ceux de
l'Eternité et de la Trinité, géants des monts qui
plongent à près de mille piels de profondeur dans la ttirent MR rivière et qui s’élèvent tout droits de cet abîme jusqu’à ularitél une hsuteur de quinze à dix-huit cents micds, comme er qui, MR si les entrailles de la terre, fatiguées d’un pareil fardeau, re une les avaient rejetés brusquement d’un seul coup.
sel Le cap Eternité cost plus haut que son frère jumeau, ableau ti 1 s’est quelque peu adouci sous la main des âges et face est
ila laissé une épaisse chevelure de sapins couronner en
, 8e ï ; ant, paix son front et descendre sur ses flancs creusés de rides
ire du SR QE profondes. llaune forme À peu près régulière et non
le torse ni l'encolure violente du cap Trinité, qui semble vouloir à toute heure déclarer la guerre aux élements.
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Et ce caractère, celui-ci le communique à tout ce qui tire : ‘ à ns ‘entoure ; on n'arrive à lui qu'après avoir vu défiler uver le
levant soi tout un rang de rochers abruptes, jetés en nent qui
lésordre sur le front de bataille, et qui ont pris place à la hâte pour essuyer le premier choc, pour recedoussac.iroir la formidable averse des cieux irrités. On les dirait
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toujours en colère,à entendre leurs mugissements répondre aux vents de l’espace, à les entendre sourdement gronder au moindre bruit, ou quand les eaux, repoussées sous la proue des navires, se rejettent sur leurs flancs tumultueux. a Ecoutez.….le sifflet du bateau à vapeur a retenti ; l'écho Dh dormait tranquille dans les antres profonds des noires É
montagnes ; soudain, à ce cri aigu qui traverse l’air, il Îles
s’éveille, il s’agite, il pousse un gémissement terrible
qui, sorti des entrailles du cap, se précipite de vallées en ik
vallées et de ravines en ravines, court comme un long à frissonnement le long des rivages, s’engoutffre dans les précipices, les remonte en hondissant, frappe les plateaux lointains, puis doucement, sc ralentit, se calme et va | s’éteindre enfin daus quelque gorge étroite où il arrive comme étoufté.
On à donné au cap Trinité son nom parcequ’il est en |
réalité formé de trois caps égaux de taille et d’élévation, ont le premier comprend également trois caps disposés en échelons et formant comme trois étages superposés. Tous ces caps, dressés à pic, présentent une vaste face nue, taillée À arêtes vives, coupée net et comme dans le même moment par quelque instrument mystérieux de la nature. En face, de l’autre côté de la rivière, et comme pour apporter un contraste de plus dans ces lieux où le contraste abonde, où les aspects varient et se combattent pour ainsi dire sisouvent, on voit s'élever humblement
sur la rive un petit chantier de bois de corde et de bar. deaux, tandis que derrière les deux grands caps Eternit
1oires air, il rrible ses en long as les teaux et va arrive
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et Trinité, à l'abri de leurs énormes rocs, tantôt boisés, tantôt chauvos, repose tranquillement une petite baie où les Lêtirnents de toute dimension peuvent trouver asile, et au fond de laguel'e s’entr'ouvre une coulée pour douner passage à un ruisseaù à travers les montagnes.
Ces deux caps sont à une distance de quarante et un | milles de l'embouchure du Reguenay.
Au nombre des autres caps de la rivière, citons encore le cap Disrnant et le cap Rouge, tous deux sur ls rive nord, le premier à quarante-cinq milles, le deuxième à cinquaute-six milles de son embouchure ; puis le cap à Saint-François, en face de Chicoutimi, eéttrois milles plus hent, le cap Saint-Joseph. Sur le rive sud on remarque le cap à l'Ouest, qui commande l'entrée de la baic He ! Ela ! En face de lui, sur la rive nord, s'élève perpendiculsirement lo cap à l'Est, dont la base est chargée Ad’énormes blocs de granit détachés de son sommet, et tlans les interstices desquels quelques épinettes et bouleau x nous out trouvé assez de sol végétal pour prendre racine. Ces doux caps s’avancent considérablement dans la rivière ct le rétrécigsent au point de ne plus lui laisser entre eux
wune largeur de quarante-huit chaînes.
Le Saguenay contient auesi quelques raros îles de petite
imension et de peu d'importance ; telles sont l’île Saint-
Barthélémy ou île Coquart, nom qui lui a été donné en l'honneur du Père Coquart, l’avant-dernier missionnaire jésuite qu’ait eu le Saguenay, et qui mournt à Chicoutimi en 1765 ; et l’île Saint-Louis, de deux milles de long sur
un mille de large, que l’on dit offrir le premier bon port
de mouillage, en remontant de Tadoussac.