BASSIN DE L’OUED DJEDI
tance sur la rive gauche; enfin ceux de Lihoua et de Sa’da sur la rive droite; elle va mourir dans un grand lac salé appelé Sebkha FelFir, auprès d’un petit village appelé Sidi Nour ed Din.
L’Oued Djedi reçoit sur sa route de nombreux affluents. Les affluents de droite sont :
L’Oued Reddad, qui descend de Djebel A’mour, vient tomber au-dessous d’El Ar'ouaf sous le nom d’Oued Msa’ad, et reçoit lui-même : 1° l’Oued Bel A’roug, l’Oued Zelat el Oustanï et l’Oued Zelat el Guebli; 2° l’Oued Bou TerTin, qui tombe àK/sir elH'aïran; 3° l’Oued Ber'rat ; 4° l’Oued Medaguin; 5° l’Oued el H'amar ou Si A’ii Saker; 6° l’Oued Mouça; 7° l’Oued Ben H'annan, qui vient tomber un peu au-dessus de Msa’ad ; 8° l’Oued Ben Dafi, qui tombe presque en face de Demed; 9° l’Oued Remel; 10° l’Oued Semouin; 1 1 0 l’Oued el Fêta; 12° l’Oued el Nakliela; 13° l’Oued Medeira; 14° l’Oued Bedat Remel; 15° l’Oued Sek'eb; 46° l’Oued Klienafza, qui tombe en face de Sidi Khaled; 17° l’Oued Bel A’rimel; 18° l’Oued K/edarek', et 19° l’Oued Sa’boun, qui tombe en face d’Ouled Djellal.
Les affluents de la rive gauche sont :
1 0 L’Oued Mennas, qui vient tomber au village d’El A’ssafia ; 2° l’Oued el Biod'; 3° l’Oued Khang es Sa’boun, qui tombe entre El A’ssafia et Entila; ces trois rivières descendent de Djebel Karabetit ; 4° l’Oued H'amouïda, qui passe à Msa’ad et descend du Djebel el Dja’f, sur le sommet duquel est un village nommé A’mra, habité
DE BISKRA A EL AR'OUAT'
par les Ouled Na’ïl; 5° FOued Demed, qui passe au village de Demed, habité par les Ouled Na’ïl, et descend du Djebel Zekkar, sur le sommet duquel sont deux villages, Béni Maïda et Zekkar ; 6° FOued el Ifamoura, qui descend du Djebel BoukaFil, et passe à un village inhabité auquel elle a donné son nom; 7° FOued el R'omra, qui vient de Djebel Kaf el Amer, et passe au village abandonné de R'omra; 8° FOued Betaban, qui passe auprès des puits dEl Ouba; 9° FOued el Djer, qui descend de Djebel Djer ; 10° FOued el R'zas, qui descend de Djebel el R'zas ; \ \ 0 FOued el Biod', qui descend de la même montagne et vient tomber à Sidi Khaled ; une rivière dont nous n’avons pas le nom, qui descend de la même montagne et vient tomber à Ouled Djellal. La chaîne du Djebel Sah'ri, dont toutes les montagnes que nous venons de nommer font partie, se termine auprès de Biskra.
Le dernier affluent que FOued Djedi reçoive par sa rive gauche est FOued el Kant'ara, qui prend sa source sous le nom d’Oued Nezebel Metai , à El K's'our dans le Djebel Lakheder, pic de la chaîne de montagnes des Ouled Sult'an. Elle passe au petit village d’El Kant'ara, remarquable par un pont de construction romaine, qui lui donne son nom (El Kant'ara); passe à El Out'aïa, à un quart de lieue de Biskra, qu’elle laisse sur la droite, et vient se jeter dans l’Ouad Djedi, près du petit village de Sa’da , à douze lieues de Biskra
DE BISKRA A EL AR'OUAT
L’Oued el Kant'ara, encaissé sur sa rive droite par des montagnes à pic, mais peu élevées, ne reçoit d’affluents que des montagnes de sa rive gauche.
Les rivières qui s’y jettent sont :
L’Oued Branès, qui descend de la montagne du même nom et vient tomber un peu au-dessus d’un bordj ou fort isolé.
L’Oued Braz, qui descend de Djebel A’mar Khedou et vient mourir à Sa’da, au confluent de l’Oued Djedi et de l’Oued el K an t' ara.
L’Oued Braz reçoit elle-même l’Oued Messilïa, qui descend de A’mar Khedou et passe à Sidi O’k'ba.
ROUTE DE BISKRA A EL AR'OUAT'
La route de Biskra à El Ar'ouat' suit une direction générale de l’est au sud-ouest. Pendant les deux premiers jours de marche on s’avance directement dans le sud pour gagner l’Oued Djedi, dont on prend alors la rive gauche pour ne plus la quitter.
lieues.
1er jour, de Biskra au petit village de Oumach , pays sablonneux. On a laissé sur la gauche des ruines romaines appelées Oum el H'anna. ...... 4
2e . . . d’Oumach à Lihoua , en passant par les petits villages de Midi et de Bent'ious. On est alors sur TOued Djedi. . . . . . 12
lieues.
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3e . . . de Lihoua à Sidi Khaled , en longeant l’Oued
Djedi . 30
Un peu après avoir quitté Lihoua on trouve quatorze ruines romaines , dont voici les noms ;
El K'sir.
K'sir el H'aïran.
Mza el Oucif.
Toual.
Oudie ed Dïb.
El Guemâ. 1
Dr a’ Remel.
El Meckh.
El Toual.
Cha’ba.
Bou A’dem.
Bou Chougga.
El Kebabïa.
El Beldja.
Ces ruines, échelonnées sur une distance d’une douzaine de lieues , semblent être les restes de petits forts derrière lesquels se serait jadis abritée la colonisation romaine. Toute cette première zone du désert est couverte de ruines semblables ; celles dont nous parlons sont encore à hauteur d’homme, et, bien qu’elles soient inhabitables et abandonnées, quelques tribus s’y réfugient pendant l’hiver pour y fabriquer de la poudre. Ces tribus sont les
Bou A’?id.
OULED DJELLAL.
Ouled Djellal.
Ouled Sidi Sliman.
Rah'man.
Selmïa.
Le soufre qui sert à cette fabrication vient de Tunis.
Le charbon est fait avec du bois de laurier-rose.
Le salpêtre se trouve en quantité sur les lieux mêmes.
Au printemps, c’est-à-dire quand les pluies ont cessé et que les voies de communication sont devenues plus faciles, les tribus dont nous avons parlé écoulent leurs poudres vers Tougourt, au sud; au nord, chez les Ouled Bou T'aleb et les Hfal el H'amma , tribus kabyles du sud de Setif, qui vont les revendre au prix ordinaire d’un boudjou la livre à toutes les tribus du désert, depuis El Avouât' jusqu’à Gardaia.
À trois lieues avant d’arriver à Sidi Klialed, on trouve le k'sar de Ouled Djellal , situé un peu au nord de l’Oued Djedi.
OULED DJELLAL.
Ouled Djellal contient cinq ou six cents maisons à peu près ; il est défendu par une enceinte crénelée, entouré d’une petite forêt de dattiers et de jardins. Les terres des environs, cultivables en certains endroits, peuvent suffire, en céréales, aux besoins des habitants.
DE BISKRA A EL AR'OUAT'
Les hommes fabriquent de la poudre, les femmes tissent des vêtements de laine.
Le commerce général de cette petite ville consiste en blé, orge, dattes, beurre, huile qui vient de Bou Sa’da, etc.; quelques petits marchands y tiennent des boutiques approvisionnées des choses les plus essentielles à la vie.
Les Ouled Djellal sont de mœurs fort dissolues, et réputés très-hardis voleurs.
Les tribus qui déposent leurs grains à Ouled Djellal sont :
Des fractions des Selmïa.
— des Bou A’zid.
Ouled A’zy.
D’ Ouled Djellal à Sidi Khaled la route est coupée de ravins où coulent, pendant l’hiver seulement, les rivières que nous avons déjà nommées.