D’ALGER A IN S AL AH
s’appelle Oued R'açoul , coule vers Brizina , où elle s’appelle Oued Brizina, et sous le nom d’Oued Segguer va mourir dans les sables au pied des A’reg de Guelea’ .
lieues.
15e jour de Stiten à El R'açoul, en suivant la vallée de
l’Oued Stiten . 9
EL R'ACOUL.
C’est un village de quarante à cinquante maisons, entouré d’un mur d’enceinte en pisé de deux hauteurs d’hommes, et crénelé. Il a une mauvaise petite mosquée et une école pour les enfants. Le village est desservi par une source qui vient du nord , et que l’on nomme Bon Sel alé. Des juifs de passage y cardent les laines et y font le métier d’orfèvres. Quelques marchands y revendent des cotonnades et des épiceries. Comme les précédents, il est entouré de jardins et de terres cultivables. C’est un dépôt de grains des El Ar'ouat' K'sal.
lieues.
16e jour de El R'açoul à Brizina . 12
A El R'açoul on quitte la vallée de l’Oued Stiten, on traverse les montagnes qui la dominent à gauche, auprès d’un pic élevé appelé Tenaïat Temer, on longe des mamelons de sables que l’on traverse pour entrer dans la vallée de l’Oued Brizina , en face de ce village.
BRIZINA.
BRIZINA .
C’est un village de cent cinquante maisons à peu près, entouré d’un mauvais mur d’enceinte en pisé, crénelé, ouvert par une seule porte.
Au centre est une petite place où se tiennent les marchés ; il a une mosquée avec un minaret, et des écoles pour les enfants; la justice y est confiée à un k'ad'i.
Il n’y a point de sources dans l’intérieur; on va s’approvisionner d’eau aux puits qui arrosent les jardins potagers et les vergers extérieurs, ou dans l’Oued Brizina.
Quelques dattiers sont semés çà et là dans l’ensemble des jardins.
L’industrie de Brizina est la même que celle de tous les K/sour du Sahara : de mauvais armuriers y raccorcn modent les fusils ; des forgerons y font des clous, des fers à cheval et des pioches. Ils tirent leurs fers des Béni Mzab. Quelques-uns fabriquent de la poudre assez bonne, et dont ils reconnaissent, disent-ils, la qualité quand, après en avoir fait enflammer une pincée dans le creux de la main, elle n’y laisse ni traces très-sensibles, ni brûlure. Le soufre qu’ils emploient à cette fabrication leur vient des Béni Mzab, et ils se fournissent de salpêtre dans les anfractuosités d’une montagne située à une demi-lieue du village et appelée R'iran el Baroud (les cavernes de la poudre).
D’ALGER A 1NSALAH'.
L'occupation principale des hommes est le jardinage; cependant ils ne récoltent que très-peu de céréales et vont, à la suite des tribus arabes , en acheter dans le 'Tell. Les femmes tissent des vêtements de laine.
Le cheikh de Brizina se nomme Moléammed Ben K'addour; il gouverne à l aide d'une djema'.
Les montagnes des environs, comme toutes celles des Ouled Sidi Cheikh, sont riches en carrières de plâtre.