Leat, II, p
par le climat du désert. Les gour du Nefzaoua sont presque tous en train de disparaître. Un seul a gardé sa hauteur primitive : une source, jaillissant au sommet» y entretient un épais fourré d'arbustes. Ce n'est pas la dureté de la roche, c'est la végétation qui l'a préservé '.
La désagrégation du sol n'est pas moins visible dans les autres régions sèches de la terre. Les monts de Tébès, dans
Forme d'érosion au sud de TOued-Drôa.
(D'après Lbkz)
le Khorassan, s'écroulent par suite de la dissolution de leurs couches de marne et de sel ' ; partout en Perse les montagnes s'entourent d'un amas de décombres; à l'est des monts Ghemiran, les éboulis couvrent même les pentes jusqu'à la crête, et la montagne a l'air de s'ensevelir sous un linceul de débris*.
Ainsi, contrairement à l'impression première, le travail d'érosion continue à la surface du désert. Il a commencé à une époque reculée, peut-être dès l'âge éocène*; à cette œuvre de destruction qui s'est poursuivie à travers les âges, les eaux douces et l'atmosphère ont collaboré. Le temps passé a donc une grande part à ces ruines, le climat présent n'a pas tout fait. Mais si la destruction des plateaux n'est pas en grande partie son œuvre, le sol, dans son état actuel, porte bien sa marque. Il n*y a que le désert et les hautes montagnes où l'action destructive de l'atmosphère paraisse avec cette netteté. Elle peut être plus intense ailleurs : sans fortes pluies, disent les géologues, il n'y a pas