Ouv. cité, p
2. « No ha reinado otro viento... ningun dia en que dejara de hacerlo. » {Obtervacionet geologicas hechas en el Sahara occid., p. 317.)
3. « Wirken die conslanlen Seewinde so Undernd » {Mein erster AufcnthaU in Marokko, Brème, 1869, p. 19).
i. Ann. Bur, Centr. Met:, 1883, IV, B. 7-8; 5. Barth, Baiiên^ \, p. 497.
2° Au Fezzân, ceux de nord-est à sud-est sont le plus
fréquents;
3« Dans le Sahara algérien, le vent passe du nord-est au
sud-est au cours de Tété;
i"^ Les Yents d'entre nord et est dominent dans le Sahara méridional; toutefois, à partir de mai, ils deviennent moins fréquents, et il arrive qu'en certaines années les venls des régions sud les égalent ou les dépassent en nombre;
^^ Les vents du nord-ouest paraissent fréquents dans le Sahara occidental.
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Venls dominants du Sahara vers le mois de juin.
Ainsi, c'est du moins ce qui résulte de cette longue enquête, les faits observés ne s'accordent qu'en partie avec la théorie. Il n'y a pas au Sahara d'alizé véritable, c'est-àdire de vent régulier qui souffle toute l'année du nord ou du nord-est vers Téquateur. En été même, il est dévié vers le nord-ouest dans le Sahara occidental, vers le sud-est dans le Sahara algérien. En hiver, c'est au centre et au nord du désert qu'on ne le retrouve plus. Il n'y a donc entre l'alizé marin et les vents du Sahara qu'une analogie lointaine, et
si l'on veut dire que Talizé souffle sur cette partie de l'Afrique, il faut ajouter qu'il change singulièrement en route. En tout cas, il ne suffit pas de dire que les alizés font le tour de la terre, et qu'en se prolongeant à la surface des continents, ils y produisent le désert.
ESSAI d'une théorie QUI RÉSUME LES FAITS OBSERVÉS JUSQU'iCI.
Pour échapper à ces difficultés, revenons au point de départ de la météorologie moderne, à la loi de Buys-Ballot : c Le vent souffle toujours d'une zone de haute pression atmosphérique vers une zone de pression plus basse, et ce faisant, il dévie, par suite de la rotation de la terre, vers la droite dans notre hémisphère, vers la gauche dans l'hémisphère austral. » Maury avait imaginé autour du globe une double ceinture de hautes pressions voisines du trente-cinquième parallèle, et un cercle de basses pressions équatoriales, et il expliquait ainsi, par un afflux d'air de l'une à l'autre, le mouvement des alizés. Mais, — et c'est là un des faits généraux mis en lumière dans les dernières années, — il faut compter avec l'inégal échauff'ement des grandes masses d'eau et de terre. On admet aujourd'hui que, toutes choses égales, il fait plus chaud en été sur les continents, en hiver sur la mer*. Lorsqu'un continent est froid par rapport aux mers environnantes, l'air alourdi s'amasse à sa surface et tend à s'écouler de tous côtés ; dans une région relativement chaude, l'air se raréfie, au contraire, et l'on doit s'attendre à y voir affluer l'air des régions environnantes. En d'autres termes, des maxima barométriques plus ou moins annulaires, autour desquels le vent tourne en s'éloignant du centre, ont une tendance à s'établir au voisinage des régions où la température est relativement basse ; des minima barométriques, — autour desquels le vent
i. Im AUgemeinen anzunehmen. (Woeikof, Klimatologische Zeit nnd Streitfragm. Met, ZiiUeh,, 1888, p. 18.)
tourne en se rapprochant du centre, — s'observent fré quemment dans les régions où la température est relativement haute*. Ces maxima et ces minima^ qui s'accusent davantage vers le milieu de Tété et de Thiver, sont, comme on les a justement appelés, « les grands centres d'action de l'atmosphère' ». Sans doute, ces différences barométriques s'atténuent à mesure qu'on s'élève', et l'influence des continents ne se fait sentir ainsi que dans les couches inférieures de l'air : mais celles-là seules nous importent, car ce sont elles qui font le climat.
Appliquons ces principes au Sahara. Que voyons-nous en hiver? Un continent énorme, compact, et, si invraisemblable que cela puisse paraître, en partie plus froid que les mers environnantes. Quelques chiffres suffisent à le prouver. En hiver, la Méditerranée est plus chaude que la côte africaine, et celle-ci est plus chaude que l'intérieur. La moyenne de novembre et de décembre à Alexandrie est de 6 et de 4 degrés C. plus élevée qu'au Caire, bien qu'Alexandrie soit d'un degré plus rapprochée du pôle*. D'autre part, il fait alors plus froid dans le désert libyque qu'au Caire. Pendant que la mission Rohlfs opérait en 1873-74 dans la région des oasis égyptiennes, on observ aitau Caire, aux mêmes heures, avec des instruments soigneusement comparés : la température du Caire a été en moyenne de 3 à S degrés plus haute qu'à Farafrah (27%2' lat.), de 1%3 plus haute qu'à Dakhel (25«, 42' lat.). Dans les grandes dunes, vers le
1. Hann, Handbueh der Klimatologie, p. 80 et suiv. Teisserenc de Bort, Étude sur la circulation générale de Vatmosphére, Ann, Bur, Cent Mét.^ 1883« IV, p. 43, etc
2. Teisserenc de Bort, Étude sur la répartition des pressions. Afin. Bur, Çentr,, 1887, I, C. 3.
3. Le calcul des isobares à différentes hauteurs a prouvé que ces anomalies disparaissent à partir d'une certaine altitude et que les maxima sont remplacés par des minima.