Borius, ibid, Barth, V, Meleor. Tagebuch, p
i. Cailliaud, ouv. cité. — Do Pruyssenaere, Reisen im Gebietedes Weiisen au. {Mitiheil., 1877, Ërg&az. n» 51, p. 27.)
Quel est alors exactement, dans ce grand continent d'Âlrique, le centre d'attraction de Tair? On ne le sait pas encore d'une façon certaine. Dans ses cartes d'isobares, M. Teisserenc de Bort {Atlas de Météorologie MarUime, pi. 2) enveloppe le Sahara méridional dans une longue bande de basses pressions (environ 752 millimètres), qui comprend, en outre, le sud de l'Arabie» ^B nord de l'Inde et le Tibet. M. Woeikof (Karte der Isobaren des Juli, KHmate der Erde, II, pi. 16) figure une aire immense de 755 millimètres sur la partie nord-est de l'Afrique et l'intérieur de l'Asie, et une aire plus restreinte de 750 millimètres sur le sud de l'Arabie, le golfe Persique et le nord de l'Inde. L'Atrique du Nord ferait donc partie du grand minimum asiatique. Les vents nord-ouest de l'Egypte foQt croire, en effet, que l'air de cet angle de TAfrique est attiré vers l'Asie. Mais il semble difficile qu'il n'existe pas en Afrique même un foyer d'appel. Si la pression diminuait uniformément vers l'Asie, le vent ne soufflerait pas du sud et du sud-est au Soudan égyptien.
M. YLdiiin{Handbuehdêr Klimatologie, p. 432) s'exprime delà façon suivante : « Le minimum barométrique de TAfrique semble rester en été sur le Soudan et ne pas suivre le soleil plus loin vers le nord, malgré l'éctaïuffement intense du Sahara... Autrement, les vents du sud domineraient dans la partie méridionale du désert. >
Ici une réserve est nécessaire. En mai et en juin 1866, les vents du sud, coupés de calmes, ont eu la majorité à Kaouar.-(Voir plus haut, p. 46.) Ils ont été fréquents également du 15 juillet au 8 août 1869 au Tibesti (Nachtigai, Sahara ^nd Sudan, I, tables 8 9) et en mai 1870, sur la roule de Kaouar. En 1871 seulement, les vents d'est n'ont pas cessé de régner au Boricou.
Dans l'aire de basses pressions qui couvre, en été, PAfrique du Nord, il peut d'ailleurs se former des foyers d'appel seconda:ires. Une dépression de ce genre paraît exister dans l'ouest du Sahara algérien, que les remparts de l'Atlas isolent des souffles rafraîchissants de la mer. Ceci s'accorderait avec la direction générale de Pair, qui souffle du sudest à Ghardaïa, et de l'est à Gabès.
En résumé, voici donc quel serait le régime du Sahara. En hiver, une aire de hautes pressions, caractérisée par des calmes et des vents très faibles^ semble occuper le nord, et quelquefois le centre du désert. Un vent du nord régulier, qu'on peut appeler alizé et que nous nommerons de préférence mousson sèche, s'en échappe vers le sud et souffle sur le Sahara méridional et le Soudan. Dans l'ouest, un autre maximum barométrique, qui se confond peut-être avec celui de Madère ', s'établit sur les plateaux oranais refroidis par l'altitude : de là, des vents de nord-ouest dans le Sahara algérien, du nord dans le Sahara occidental. En été, l'Afrique du nord est une zone de basses pressions, dont le minimum oscille entre le Soudan et le sud du désert; le vent souffle donc du nord du côté méditerranéen, du nordouest dans le Sahara occidental, du sud-ouest dans -le sud, du sud-est sur le Haut-Nil. Comme en hiver, la saillie du Maghreb produit une anomalie : un foyer d'appel secondaire se forme à l'abri de l'Atlas.
Changeons d'hémisphère,, et regardons l'Australie. Nous retrouvons en hiver un continent d'où l'air froid s'échappe
Ainsi, trois années sur quatre, le vent a soufflé du sud pendant un mois environ, et par conséquent, le n^inimum .barométrique a dû se trouver alors dans le Sahara méridional. Ce qni s'accorderait d'ailleurs avec les moyennes thermométriques de Kaouar, bien supérieures à celles du Soudan* Toutefois, il ne s'agit là que d'un laps de temps très court, et dés la fin d'août, lorsque le SQleil a repassé au zénith de Ko.uka, c'est au sud du Sahara que se trouve le foyer d'appel des vents.
i. Angot, art. cité, p. 24. Teisserenc de Bort, Étude de la circulation àUii99phérique, p. 23.
vers les mers environiiantes « ; en été, une terre brûlante où ta pression est. faible* et où Fair afflue de toutes parts * ; vers Téquateur une côte où alternent les moussons, sèche et pluvieuse ♦; du côté du pôle, une côte où les: vents de terre ont la majorité en hiver.. Faisons la différence des;
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Pressions et vents de TAustralie en juillet
hémisphères: l'analogie n'est-elle pas frappante? Il n'est pas. jusqu*aux maxima barométriques d'hiver qui ne prennent une position symétrique, ici dans le sud, là dans le nord du désert \.
Ainsi, au lieu de subir l'action des courants atmosphé^ riques comme une force, sur laquelle ils n'ont pas de prise,.
i. Vents venant du continent eh hiver : côte sud 60 0/0, côte est 62 0/0, côte ouest 84 0/0 (Woeikof, KUmate, II, p. 401). « Sur la côte sud, les vents N.-E. et N. dominent en hiver » (Todd, Climale of SotUh-Auttralia^. Oesl^ Met: ZeiUch., 1877, p. 323).
2. Pression moyenne en janvier : Daily Waters (16o lat. S.) : 7Mn»«>.
Java : 759"»»».
(Woeikof, ouv. cit., p. 394, 401.)