Moyenne de 2 ans
6. Rohlfs, art. cit., p. 122. — Nachtigal, ouv. cit., I, p. 138.
7. Plus rares encore sont les jours entièrement couverts. II y en a eu sur 108 pendant Thiver de 1873-1874 dans le désert libyque (Jordan, ouv. cit., p. 151 , pas un seul pendant le voyage de M.. Rohlfs, de la Grande Syrte à Alexandrie (46 jours, Von Tripolis nach Alexandricny H, Tables).
inférieures les vaporisait de nouveau, avant qu'elles eussent touché le sol * .
Les nuits sahariennes sont d'une pureté encore plus merveilleuse que les jours. Les nuages, s'il y en avait, ont disparu, les poussières sont tombées, le vent s'est assoupi ; l'air est si calme, que la flamme d'une bougie monte droite; rien ne saurait rendre la transparence de cette atmosphère tranquille, de ce ciel d'un bleu sombre, ardemment étoile.
La rosée même, cette conséquence si fréquente des nuits claires, se dépose rarement sur le sol refroidi. M. Duveyrier n'en a compté que quatorze pendant 310 jours de voyage, et, bien que son thermomètre soit descendu 26 fois au-dessous de zéro, il n'a pas vu de gelée blanche*. D'après Vogel et Nachtigal, la rosée manque pour ainsi dire au Fezzân * ; Dournaux-Dupéré en a noté une * ; M. Rohlfs, six en sept mois entre Djofra et Koufra, dans le désert libyque '. Le voyage de M. Foureau au Tademayt fournit une proportion plus forte *; mais cet hiver de 1890 a été exceptionnellemedt pluvieux. Le brouillard, cette forme visible que prend l'air saturé de vapeur, est naturellement plus rare encore. M. Duveyrier en a observé deux seulement, dont l'un était limité aux jardins humides de Ghadâmès\ Les listes de la mission Flatters et de M. Foureau en indiquent un chacune; dans le désert libyque, on n'en a pas vu un seul. Tant l'humidité du Sahara reste faible d'ordinaire, par suite de la prépondérance des souffles du Nord.
1. Khanikof, Mémoire sur la partie méridionale de VAsie centrale, Paris, 1857. p. iSO — Prjewalski, Reisen in der Mongolei, p. 482.