Ibid
t. D'après les observations de M. Cornu, sous la direction de M. G. Roland. {Ann. Soc. Met,, 1891, p. 191: 278). Les observations de Ghardala (1888-89), donnent des cbilTres légèrement inférieurs.
3. Calculée par M. Hann (Rohlfs, Reise dureh Nord-ÂfHka, MiUlieiL, art. cité, p. 122).
4. Calculée d'après M. Hann (Rohlfs, Kufra, p. 355 et suiv.}.
5. Calculée d'après les observations de Nachtigal au lever du soleil et à 2 heures du soir. (Ouv. cité, H, table 10.) L'amplitude réelle est donc sans doute plus grande encore.
II ne faut pas oublier que ces chiffres représentent des moyennes. En certaines journées exceptionnelles, le thermomètre fait des bonds plus grands. Le 15 mai 1871, à Toro, au sud du Borkou, il a marqué IS® au lever du soleil, et 46o,7 à deux heures du soir, soit un écart de près de trente-deux degrés ». Le 23 décembre 1879, àBir-MiIrha en Tripolitaine, MM. Rohlfs et Stecker ont noté comme minimum — 0<*,5, comme maximum 37",2, ce qui fait une différence de 37®,7 en un jour *. En admettant que les maxima soient un peu trop élevés, parce qu'ils ont été pris sous la tente, ces varialions n'en demeurent pas moins extraordinaires. Même sur le^ Hauts-Plateaux d'Algérie, le phénomène n'est pas aussi intense, en dépit de l'altitude et de la raréfaction de l'air '. Seul, le socle gigantesque de l'Asie centrale, et peut-être certains plateaux de l'Afrique australe* présentent des variations diurnes plus fortes encore. M. Severtzow a observé un écart moyen de 25'' à 23® ,7 en août et septembre, sur les Pamirs, à des heures qui sont loin de donner le maximum et le minimiim de la journée ^
De fortes variations journalières ont toujours pour conséquence d'abaisser la température moyenne de Tannée. De là vient que le Sahara, malgré ses journées brûlantes, ne