Bull. Soc. NaL Moscou, 1881, p
soit pas, à considérer la moyenne annuelle, un des pays les plus chauds de la terre. L'année, dans son ensemble, est plus fraîche dans le Sahara algérien qu'en certains districts de rinde, ou au bord de la mer Rouge * ; avec des maxima de température beaucoup plus élevés, le Tibesti elle Borkou ne sont pas, en moyenne, aussi chauds que les bords du Tchad'; enfin nulle part la température saharienne n'approche de l'effrayante moyenne de Massaouah '. C'est qu'au désert, la fraîcheur des nuits compensé l'ardeur torride des jours . Pareil phénomène s'observe dans les déserts de l'Afrique australe. A mesure que les observations se multiplient sur ces plateaux stériles, la moyenne supposée de leur température annuelle s'abaisse, et les isothermes, sur les cartes, s'infléchissent davantage vers le sud*.
Variation annuelle de la température, — La variation annuelle , c'est-à-dire la différence qui existe entre la moyenne du mois le plus chaud et celle du mois le plus froid, doit théoriquement augmenter à mesure qu'on s'éloigne de l'équateur, et c'est dans les pays où régnent le long jour et la longue nuit polaires, que l'écart, à ce qu'il semble, doit être le plus grand. Mais les effets du climat continental et de la sécheresse désertique se font sentir dans la variation annuelle comme dans l'oscillation diurne.
On conçoit, en effet, que la moyenne du mois le plus chaud s'élève, que celle du mois le plus froid s'abaisse, sous l'influence des maxima de l'été et des minima de Thiver. Le Sahara, en dépit de sa latitude, est donc un des pays où la variation annuelle de la température est très grande. Tandis que la différence des deux mois extrêmes n'est que de 13^,6