‹ Le Saint-Graal; ou, Le Joseph d'Arimathie; première branche des romans de la Table ronde (volume 2)Chapitre 20 sur 57 · XXIV ANALYSE DU SAINT GRAAL · texte numérisé non relu

XXIV ANALYSE DU SAINT GRAAL

conjuré par Josephe, détruit les statues du temple, ua aigle d'or à la main (206). Questionné par Evalach sur l'issue de la lutte avec les Egyptiens, le diable répond qu'il ne sait rien à ce sujet.

A ce moment (208), un messager arrive à grande allure, apportant de mauvaises nouvelles du théâtre de la guerre. Le roi, épouvanté, convoque tous ses vassaux à Tarrabiel, château situé à neuf lieues de Serras (209).

Josephe, le lendemain, parle au roi et lui dit qu'il est né à Meaux, en France, d'un pauvre savetier ; il lui rappelle son enfance, comment il fut donné à Félix, comte de Syrie ; comment il s'enfuit, après avoir tué son fils, chez Tholomée Seraste, roi de Babylone (212); il lui rappelle son élévation à la cour de ce dernier ; ensuite il lui parle de Jésus et de Marie.

Evalach lui demande conseil et promet d'embrasser la sainte croyance du Christ. Josephe alors fait apporter le bouclier du roi^ y trace une croix rouge et lui promet que s'il invoque ce signe en cas de péril extrême, il remportera la victoire (215).

Le roi prescrivit d'entourer les chrétiens de soins et partit au plus tôt pour Tarrabiel ; il y réunit son armée et se rendit à Evalachin que Tholomée assiégeait. — Description du château (217). Evalach instruit par un espionmarche sur l'armée de Tholomée; on y attendait Evalach qui ne surprit pas ses ennemis; le conflit fut cruel : Evalach y perdit une partie de ses gens et s'enfuit vers un château appelé La Choine (220). Tholomée et ses gens les poursuivirent, mais ils ignoraient les routes, tandis que les fuyards connaissaient le pays.

ANALYSE nu SAÎNT GRAAL. XXV

Tholomée, en revenant devant le château, trouva son pavillon tout lacéré et abattu ; il était furieux de ce que la garnison d'Evalachin venait de faire dans une sortie, lorsqu'un espion vint trouver Tholomée et lai apprendre qu'Evalach était entré à la Choine avec peu de monde et qu'il pouvait facilement s'en emparer (221).

Tholomée alors laisse son sénéchal Naburs devant Evalachin et se dirige sur la Choine.

Evalach instruit du butin qu'avaient fait les gens d'Evalachin dans leur sortie, jura de retourner à ce château et d'en faire lever le siège; à peine lui et ses gens avaient-ils fait cinq lieues qu'ils rencontrèrent des messagers de la reine qui lui annonçait que Tholomée allait venir l'assiéger à la Choine. Evalach surpris que la reine sût qu'il était à la Choine, demanda comment elle en était instruite : « Par celui que l'on nomme le Maître des chrétiens », réplique le messager. Il s'agit de Josephe. Mais aussitôt un sergent arrive à grande allure et apprend au roi que Tholomée est venu assiéger la Choine (224) et qu'il n'a amené que la moitié de ses gens. Evalach proclame alors la véracité de Josephe et se dirige vers Sarras ; bientôt il rencontre une grande troupe que lui amène son beau-frère Séraphe, à qui il fait de vifs remerciements ; et de plus Evalach lui promet amende honorable pour méfaits anciens (226). Séraphe lui conseille alors d'aller à Orcaus plutôt qu'à Sarras, car ils auront plus tôt des nouvelles de Tholomée.

Cependant au point du jour, les gens crient : « Trahi ! trahi ! aux armes ! * car ils voient (227) toute l'armée de Tholomée qui s'avançait. Le Roi fait

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