‹ Le Saint-Graal; ou, Le Joseph d'Arimathie; première branche des romans de la Table ronde (volume 2)Chapitre 28 sur 57 · ANALYSE DU SAINT GRAAL. XXXIII · texte numérisé non relu

ANALYSE DU SAINT GRAAL. XXXIII

baptiser ; ceux qui refusèrent purent quitter la ville sans difficulté.

Mais aussitôt que ces derniers avaient passé la dernière porte de la ville, ils tombaient morts (298) ou perdaient la raison ou étaient frappés de 4)laies. Josephe effrayé à la nouvelle de ce désastre, se rendit à la porte (299) et vit le diable qu'il avait laissé aller, portant une épée sanglante à la main et se vantant de faire tout cela par Tordre de Jésus-Christ. Josephe l'apostrophe et veut le lier; mais un ange lui plonge une lance dans la cuisse (300) et lui reproche de s'être laissé aller à secourir des gens qui n'en étaient pas dignes (300). Josephe essaya de retirer la lance de la plaie ; mais le fer y resta et depuis il fut boiteux (301). Josephe emporta la lance au palais.

Il banda sa plaie qui continua néanmoins à saigner; les gens qui n'avaient pas encore reçu le baptême coururent le recevoir ; Josephe resta à Orcaus trois jours et finit de baptiser tout le peuple; puis il convertit le pays tout entier , il ordonna prêtres ses compagnons, élut trente-trois évêques et les répartit dans les États de Nascien et de Mordrains (302).

Il alla ensuite, par le conseil de la bonne reine Sarracinte, chercher les corps de deux saints ermites, l'un d'eux était Saluste, que nous connaissons, et l'autre Jermone ou Hermoine qui lui succéda (304).

Le corps de Saluste resta à Sarras, celui d'Hermoine fut transporté à Orbérique, et deux églises, pourvues de douze chapelains, furent fondées en leur honneur. L'évêque de Sarras se nommait Anathiste, celui d'Orbérique Juvénal.

Josephe montra ensuiteà Nascien (305) l'arche devant

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