‹ Le Saint-Graal; ou, Le Joseph d'Arimathie; première branche des romans de la Table ronde (volume 2)Chapitre 33 sur 57 · XXXVIII ANALYSE DU SAINT GRAAL · texte numérisé non relu

XXXVIII ANALYSE DU SAINT GRAAL

étaient tous morts (351). Tous les corps des pirates furent jetés à la mer; quant à Foucaire, il eut le même sort ; mais, auparavant, Pompée lui fit briser Tautre bras et les deux cuisses.

Pompée ne tira pas grand honneur de cette prouesse ; il y parut quant il vint à Jérusalem ; il eut Tinsolence de remiser ses chevaux dans le temple ; ce fait lui fut courageusement reproché, en des termes remarquables, par un bon vieillard, le père de Siméon qui prit Jésus dans ses bras le jour de la Purification de la sainte Vierge ; et, depuis, Pompée qui avait été si heureux dans toutes ses entreprises, échoua partout.

Le conte revient au roi Mordrains (353), qui prend corinaissance de la roche où il est, et se désole de se voir ainsi abandonné. Au même moment, il voit venir sur la mer une nef dans laquelle était un homme de grande beauté. La voile portait le signe de la croix, ce qui rassura le roi.

Conversation du roi et de ce personnage, qui.se dit ménestrel et assez habile pour faire d'un homme laid un bel homme, d'un fou un sage, d'un pauvre un riche. Le roi dit qu'il a là un beau métier et que par le signe qu'il porte il le croit chrétien.

L'homme de la nef en convient, lui promet le secours de Dieu, et l'engage à ne pas désespérer ; il lui rappelle les paroles de Salomon à son fils ; les heures s'écoulèrent en conversation plaisante, mais l'homme et la nef disparurent subitement (359). Toutefois, le roi pensait bien qu'il avait vu là un envoyé de Dieu.

Longtemps après, en regardant à gauche, vers galerne, il vit venir à la roche une nef richement

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