JOAN. XXI
^ Hebr. X, 5.
PRIME 375
3ut son cœur, en union avec Jésus -Christ, ces paroles u premier psaume de Prime : Yoluntarié sacriflcaho tibi t confitebor nomini tuo , Domine^ quoniam bonum est. t° Eu 'honneur de l'amour ineffable avec lequel Jésus se donna son Père pour faire constamment et ponctuellement sa ^olonté sur la terre , protestant qu'il embrassait cette loi .ainte et qu'il la porterait toujours au fond de son cœur, nmedio cordis"^, cet ecclésiastique s'appliquait à réciter, ivec toute la dévotion dont il était capable, le psaume ^eati imrnaculati , dont chaque verset est un éloge de la olonté de Dieu et une protestation de fidélité à ses lois. ~ Il semble , ajoute naïvement l'auteur auquel nous em- Druntons ce passage 2, qu'on ne saurait apporter de meileures dispositions à cet Office du matin, et que cette pratique est fondée sur les principes les plus solides comme sur les conceptions les plus touchantes. »
Le premier psaume de Prime, dont on vient de faire mention, est le liiF : Beus, in nomine tuo salvum me fae. Il nous avertit que tous les serviteurs de Dieu sont environnés d'ennemis sur la terre, que notre vie doit être, comme celle de notre Maître, une suite d'épreuves et de combats, que nous n'avons d'appui que dans la divine grâce; mais en même temps il nous rappelle que cet appui est assuré à tous ceux qui l'invoquent, et que si nous ne cessons de nous confier au Seigneur, il ne cessera jamais de nous défendre et de nous faire triompher. Ensuite et immédiatement , pour l'ordinaire, on commence le psaume cxviii. Dès ce début de la première section, l'Esprit-Saint nous enseigne où nous devons chercher la vraie félicité pour laquelle nous sommes faits et dont notre cœur sent si vivement le besoin : Beati immaculati ! Rien de plus touchant que ces premiers versets , surtout pour les ecclésiastiques^ auxquels ils s'appliquent d'une manière particulière. Dans la seconde section, le salmiste fait allusion aux difficultés que peut offrir l'ac-
1 PsALM. xxxrx, 9.
- De Lantages, fondateur du séminaire du Puy, Instructions ecclésiastiques, tit. IV, du Bous 'Diaconat, c. iv.
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complissement de la volonté divine, et il invoque lesecou du Ciel pour les surmonter.
Le capitule qui succède à la psalmodie est admirable de majesté, d'élévation et de simplicité. Il convient ed outre parfaitement à cette heure de la journée. Chaque matin, étant pour nous comme le commencement d'une' nouvelle vie, nous engage à renouveler notre consécra-| tion au Seigneur, et à lui demander son secours pourl répondre à ses desseins. Rien de plus grand que cette î image du Roi immortel des siècles, présidant immuablement du haut de son éternité au cours si rapide de nos jours et de nos années. Rien de plus sublime que ce cri du cœur de TApôtre qui revendique pour ce souverain Être tout honneur et toute gloire, et qui aspire à les lui rendre dans les siècles des siècles.
Les oraisons par lesquelles cette Heure se termine sont inspirées par le même sentiment et tendent à la même fin. Il serait difficile d'exprimer une intention plus pure ou d'invoquer la grâce du Ciel d'une manière plus touchante.
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