Quod parasti ante faciem omnium populorum
4. Lumen ad revelationem gentium et gloriam plebis tuse IsraeU.
Ant. Salva nos, Domine, vigilantes, custodi nosdor^ mientes, ut vigilemus cum Christo et requiescamus in pace.
Oremus2. Visita, quaesumus , Domine , habitationem istam et omnes insidias inimici ab eâ longé repelle : Angeli sancti tui habitent in eâ qui nos in pace custodiant, et benedictio tua sit super nos semper. Per.
f, Benedicamus Domino.
^. Deo gratias.
Bened. Benedicat et custodiat nos omnipotens et
3. Après l'avoir fait attendre durant quatre mille ans, Dieu Ta enfin donné au monde pour être le salut de tous les peuples.
4. La lumière du jour baisse et s'éteint; Jésus-Christ, le flambeau du monde Jux quamvidebat Tobias ( S. AuG. ) , brille pour tous les temps comme pour tous les lieux. Puissent tous les yeux s'ouvrir à ses clartés et en profiter pour marcher dans la voie du ciel.
Vigilantes : Allusion et réponse à l'avis de S. Pierre : Sobrii estote. . . — Custodi nos : Non dormiiabit neque dormiet qui custodit Israël. Ps.
cxx. — Vigilemus cum Chrislo :
Veiller avec lui , c'est rester attentif à sa volonté et tenir nos affections dirigées vers lui.
Visita: Heureuse la maison que le Seigneur visite! Salus domui huic facta est. Luc. xix. — Insidias... repelle: Pensées propres à entretenir à la fois la vigilance et la paix. — Angeli : Allusion au
Esaume xc : Angelis suis mandavit.
lOS Anges s'honorent de servir ceux que le Sauveur a rachetés et qu'il destine à devenir les héritiers de son royaume : Nonne omnes sunt administratorii spiritus in ministerium missi pr opter eos qui hsereditatem capient salutis9 Hebr. I.
Jamais Dieu n'est assez loué :
Lingua ad horam laudat : vita semper laudet. S. Aug.
Ce répons a été longtemps pour les chrétiens, et est encore, en certains pays, une formule de salutation ordinaire. — Quo nec dici brevius , nec audiri laetius, nec intelligi grandius, nec agi fructuosius potest ? S. Aug.
Benedicat : après Benedicamus. Il semble entendre Jacob disant au
1 Saint Éloi mourut en achevant la récitation de ce cantique, 659 U^r déc.) Item, Adliélard, abbé de Corbie, 827 (2 janv.).
2 Les prières qui terminent Complies, comme celles qui terminent Prime, ne varient jamais, (( pour montrer, dit un auteur, que le commenîement et la fin de toutes actions doivent toujours être rapportées à Dieu , également et de la même manière. »
Seigneur à la fin de sa vision ; Non dimittam te donccbenedixeris mihi.
Gen. XXXII. Le P. Alvarès ne prononçait jamais le nom des trois Personnes divines qu'avec les marques du recueillement et du respect le plus profond. Un jour qu'il faisait le signe de la croix en les nommant ainsi, il eut le bonheur de se voir béni par la main de Dieu même. Viepar le P. Dupont, ch, vi.
misericors Dominus, Pater, et Filius, et Spiritus sanctus. Amen.
ANTIENNES A LA SAINTE VIERGE i
DE LA TRINITÉ A l'aVENT
Regina : Reine du ciel et de la terre, des hommes et des anges :
Totserviunt Virgini quoi Creatori.
GuERic, abb.
Le Père du Verbe incarné est le Père des miséricordes. II Cor. i. La Mère du Sauveur doitêtre aussi une mère de miséricorde.
Vila : La vie divine du Sauveur a été donnée à Marie dans une mesure incomparable, afin qu'elle nous la communique.G'est pourquoi l'Eglise lui applique ces paroles de la Sagesse : Ego mater sanctse spei, EccLi. XXII. Quime invenerit, inveniet vitam, et hauriet salutem à Domino. Prov. viii.
Fils d'Eve par la nature, nous sommes devenus les enfants de Marie par la grâce , et nous devons nous croire en exil tant que nous ne lui sommes pas réunis.
Salve2, Regina,
Mater misericordise ,
Vita, dulcedo, et spes nostra, salve.
Ad te clamamus exules , filii Evae. Ad te suspiramus gementes et fientes, in hac iacrymarum valle.
* On lit dans la Vie de saint Bonaventure que tous les soirs, après Complies, il faisait sonner une cloctie du monastère afin d'avertir les fidèles de saluer la sainte Vierge en union avec l'Ange Gabriel. Plusieurs lui attribuent aussi cet usage de terminer l'Oflice par une Antienne à la sainte Vierge, usage certainement en vigueur chez les Frères Mineurs dès le commencement du xnie siècle. Voir Annales, 1249. Lettre de Jean de Parme.
^ On en fait communément honneur à Herman Contract , Bénédictin de Richeneau, en Souabe, vers le milieu du xp siècle. Ce religieux devait à une grâce extraordinaire de la Mère de Dieu la doctrine et les lumières qui en ont fait un prodige dans son époque. Suivant quelques auteurs , ce serait un évêque du Puy , Adhémar de Monteil , l'un des membres du concile de Clermont, qui aurait composé cette Antienne avant de partir pour la croisade. Albéric, Chroniq, — D. Rivet, t. VIII.
DES COMPLIES
Eia ergo, advocata nostra, illos tuos miséricordes oculos ad nos converte.
Et Jesum benedictum fructum ventris tui nobis post boc exilium ostende^.
0 clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.
Filioli, hœc peccatorum scala , hdec maxima mea flducia est, haec tota ralio spei meae... Nihil ausierum in Maria, nihil terribile : iota suavis est omnibus. S. Bern.
Benedictum fructum : Paroles de sainte Elisabeth. Luc. ii. — Nobis ostende : C'est elle qui Ta montré au monde, aux bergers, aux Mages.
D'après la Chronique de Spire, S. Bernard étant entré dans l'église de cette ville, en qualité de lé^at, au moment où l'on achevait fantienne, ajouta, comme par inspiration , ces trois invocatiojis, qu'on a toujours répétées depuis. Une table d'airain scellée dans le pavé indique le lieu où était placé le saint Docteur; et tous les ans on les chante solennellement dans cet endroit en son honneur.