LES QUINZE SAMEDIS DU EOSAIEE
Cette dévotion prit naissance à Toulouse en France, vers la fin du dix-septième siècle et se répandit en peu de temps d'une façon si merveilleuse que l'on vit en 1686 à chacun des quinze samedis, plus de 1,400 personnes s'approcher des Sacrements. Elle consiste à communier quinze samedis consécutifs en l'honneur de Notre-Dame du Saint Rosaire, chaque samedi étant consacré à un mystère particulier.
On peut pratiquer cette dévotion aussi souvent que l'on désire, et à toute époque de l'année, bien que la plus à conseiller soit celle qui précède immédiatement la fête du Rosaire.
Ceux qui sont légitimement empêchés — comme le^ ouvriers ou les gens de la campagne — d'accomplir les œuvres prescrites, les samedis, peuvent les renvoyer aux dimanches et gagner toutes les indulgences. S. C. I., 17 sept, 1802.
Indulgences des quinze samedis.
Quatre indulgences pléndères,
dont trois pour les Confrères qui pendant quinze samedis consécutifs, après avoir reçu les Sacrements, visitent l'église de la Confrérie, et y prient aux intentions du Pape. Elles peuvent être gagnées à trois des quinze samedis choisis à leur gré.
Une quatrième pour tous les fidèles, à l'un des quinze samedis au choix, si chacun de ces samelis, on s'approche des Sacrements, et récite le chapelet ou tiers du Rosaire.
Indulgences partielles.
Pour chacun des samedis autres que ceux dont nous venons de parler, les confrères du Rosaire peuvent gagner une indulgence de 14 ans et 14 quarantaines ou carêmes. Cat. des Ind., nos 3, 6, 37, et app. 6, 7.