POUVOIRS PERSONNELS DES REDEMPTORTSTES
Le 18 décembre hs94, avons-nous dit, le Rêvé rendissime Père Friihwirth, par sa lettre Quum inclttus, accordait les pouvoirs personnels du Posai re à tous les Dominicains admis au ministère des confessions. Lès le lendemain, il en envoyait une : Nottjm, au Révérendissime Père Mathieu Raus, Supérieur Général des Rédemptoristes, conférant de tous points, la même faveur à ses religieux, sauf la restriction ordinaire commandée par le voisinage immédiat d'un couvenl de Dominicains.
Cette lettre respire l'admiration la plus vive pour l'incomparable dévot du Rosaire que fut S. Alphonse de Liguori. Elle nous le montre ayant toujours, pour ainsi dire, son chapelet à la main,
habitude formée dès sa tendre enfance. Dans ses ouvrages, ses sermons, les Constitutions données à sa Congrégation, le Rosaire occupe la place de choix qu'il occupait déjà dans ses exercices de piété ( pages 65 et 223) . Si l'on veut juger des inspirations et des ardeurs qu'il y puisa, qu'on lise ses prières à la Sainte Vierge ; il n'est aucun saint dans l'Eglise qui en ait écrit d'aussi belles. Dans sa Théologie Morale, il recommande chaleureusement aux curés, d'engager leurs paroissiens, à réciter tous les jours en commun, le tiers du Rosaire: recommandation que cent ans plus tard le Pape Léon X I II fera sienne et adressera à toute l'Eglise. Très avancé, en âge et brisé d'infirmités, il ne voulut pas laisser passer un seul jour, selon un vœu qu'il avait fait, sans réciter le Rosaire. Il était encore dans ses mains quand oe grand homme et ce grand saint rendit son âme au Très Saint Rédempteur.
Ses fils désireux d'imiter de si nobles exemples se sont appliqués à garder en honneur parmi eux comme à répandre parmi les fidèles à l'occasion des missions qu'ils leur prêchent, cette dévotion qui assure tant de bénédictions à leur ministère. Aussi le privilège mentionné plus haut, lequel ne mettait pratiquement pas de différence entre les enfants de S. Dominique et ceux de S. Alphonse, n'était qu'un juste et délicat hommage décerné à la séraphique piété du Père et Fondateur, se survivant toujours généreuse dans l'âme de ses fils. Grâce au Rosaire, ces deux Ordres goûteront ensemble comme deux frères, les douces joies du service de leur Mère : (jeminata lœtitia fccit eos verè germanoê.