‹ Le saint Rosaire [microforme] (volume 2)Chapitre 39 sur 115 · DEUXIÈME MYSTÈRE GLORIEUX · texte numérisé non relu

DEUXIÈME MYSTÈRE GLORIEUX

L'Ascension de Notre-Scigneur.

Prions pour les Ames du Purgatoire.

Quarante jours après sa résurrection, Notre-Seiuneur avant achevé d'instruire ses apôtres et ses disciples, les conduisit sur la montagne des Oliviers qui avait été — on se le rappelle — témoin de son agonie. Ils étaient au nombre de cent vingt. En précence de cette foule silencieuse et ravie, Jésus s'élève dans les airs, lentement, bénissant encore une fois, ceux qui étaient chargés de continuer son œuvre dans le monde. Puis, une pute de lumière vient le déreber aux spectateurs dont les veux persistent à fixer le point du Ciel qui a vu disparaitre lo Sauveur, Deux anges interviennent alors pour les arracher à leur ravissement el à leur tristesse.

‘Pourquoi rester ainsi à r garder en haut? — leur disent-ils. — {1 ne reviendra qu'à la fin des temps.” Sur ces paroies, tous s'en retournérent à Jérusalem.

Voilà le récit de l'Evangile, ‘et l'événement qui ÿ est rapporté, renferme le mystère connu sous le nom de la montée ou de l'Ascension de Notre- Selneur. Représentons-nous cette scène des adieux du Maître. Autour de lui, invisibles, mais vivantes et glorieuses, les âmes des saints qu'il a délivrées de leur prison et initiées aux exultantes surprises de la vision béatifique. En bas, se tiennent les Apôtres et les Disciples. Ceux-là, le repos rest pas leur partage, mais bien le travail et la souffrance. Jésus-Christ s'élève dans les airs, repandant les bénédictions sur ses amis, et surtout sur cette mère bien-aimée que nous nous serions attendus

à voir partager le triomphe de son Fils en l’accom- Pagnant au Ciel. Mais la présence de Marie ctait nécessaire en ce monde, et Dieu demande à son cœur maternel, ce lourd sacrifice de la séparation.

Le Dieu de 1 Ascension a d'abord voulu être — ne l'oublions pas — le Dieu de la Crèche, le Dieu qui eut faim et soif, comme le dernier des hommes, lc Dieu que l'on vit insulté et mis à mort avec des raffinements inouis de cruauté. Ce qu'il a voulu pour lui, Notre-Seigneur l'exige des siens, proportion gardée. Et veut-on avoir sous les yeux, bien marquée, notre ligne de conduite, saint Paul nous là donne dans ces quelques mots qui résument tout : ‘Personne ne sera couronné, si auparavant, il n'a Pas Couräÿjcusement combattu.” Nous sommes

to

done invariablement ramenés à l'idée centrale et directrice de toute vie véritablement chrétienne, le

sacrifice.

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