CINQUIÈME MYSTÈRE GLORIEUX
Le Couronnement de la Très Suinti Dicrge dans le Ciel.
Prions pour que la dévotion du Rosaire soit plus con nue et mieux pratiquée,
Le moment de sa résurrection marque
our Ja Vierge, le plus grand des triomphes, Te Fils va
cerner à sa Mère, des honneurs d'autant plus ma-
LES au nifiques, qu'il u au service de sa tendresse, toute Lei, puissance, toute la richesse d'un Dieu.
pi Voilà que le Ciel entier est en mouvement, PA r'; rmées innombrables des Anges et des Bienheureux à- nt abandonné leurs trônes, Tous ces esprits de lit- dainme, depuis les simples anges jusqu'aux sériri phins, sont aecourus au-devant de la Vierge de on Nazareth, sélevant en corps et en âme vers les hauteurs où son Jésus l'appelle. Est-ce bien HR, n- cette humble fenime iunorce du imonde, l'épouse it le l'ouvrier Joseph, la mère d'un malheureux qui es finit sur le sibet des infâmes? Oui, c'est bien elle. it Laissant loin derritre, les Anges et les Archanges, nt ls Trônes. les Vertus, les PDominations, les Prineïli- pautés, les Puissinces, elle dépasse encore dans son à vol, les Chérubins et les Séraphins, toutes ces crést atures pourtant :s pures et si parfaites. Oh! elle on ue doit s'arreter que dans les bras de son enfant. s- \ eôté de son trône, Jésus en a preparé un à sa le nivre, et devant toute la cour ecleste émerveillée, frémissante de bonheur, il Ja couronne Souveraine du Ciel et de la Ferre, Reine des Anges ct des hommes. Quelle récompense ! Quel triomphe! C'est bien aujourd'hui, 6 Marie, qu'il convient de répéter le les paroles que vous faisiez entendre aux jours de otre jeunesse : ‘Toutes les générations n'appellerent bien areuse.” h- I y a au Ciel quelqu'un qui ne pense pas comme la les autres, qui ne juge pas comine les autres, et qui
pourtant, un jour, mettra à exécution ce qu'il a dit:
‘les premiers seront les derniers, et les derniers, les premiers." Les premiers sur la terre, s'ils veulent conserver leur rang dans l'éternité, n’ont qu'un moyen, celui de surpasser les autres en générosité à accomplir leur devoir. Dieu à inauguré la réalisation de cette promesse, en plaçant son humble mère, au plus haut du Ciel, Ce n'est qu'un commencement : il réserve bien d'autres surprises à ceux qui jugeraient des personnes aut'ement que par la valeur de leur âme.
Toi que n'osa frapper le premier anathème, Plus reine par ton cœur que par ton diadème, Toi qui naquis dans l'onbre et nous fis voir le jour ; Mère avec l'innocence et Vierge avec l'amour,
Je t'implore là-haut, comme ici-bas je t'aime, Car tu conquis ta place au céleste séjour ;
Car le sang de ton Fils fut ton divin baptême, Et tu pleuras assez pour régner à ton tour.
Te voià maintenant près du Dieu de lumière, Le genre humain courbé t'invoque la première, Ton sceptre est de rayons, ta couronne est de fleurs,
Tout s'incline à ton nom, tout s’épure à ta flamme,
Tout te chante, Ô Marie! Et pourtant quelle femme
Même au prix de t1 gloire eût bravé tes douleurs ? Henri de Rochefort (écrit en 1855)