‹ Le saint Rosaire [microforme] (volume 2)Chapitre 88 sur 115 · LA RECITATION DU ROSAIRE EN FAMILLE · texte numérisé non relu

LA RECITATION DU ROSAIRE EN FAMILLE

La piété chrétienne, la moralité publique, la foi ‘elle-même, principe de toutes les autres vertus, ‘’tout cela est chaque jour menacé des plus grands ‘périls. Nous exhortons donc vivement tous les ‘chrétiens à s'appliquer, soit en public, soit dans ‘‘leur famille, à réciter le Rosaire, et à ne pas cesser ‘ce saint exercice .... La Patronne Céleste du ‘genre humain exaucera ces prières et elle accordera ‘volontiers aux bons, ia faveur de voir ieurs vertus ‘‘s’accroître ; aux égarés, celle de revenir au bien et

‘de rentrer dans la voie du salut.” SUPREMI., 1 sept. 1883.

‘Non seulement le Rosaire est avantageux comme ‘prière privée, mais il devrait occuper dans chaque ‘famille, le rang d'honneur qu'il occupait autrefois, “quand sa récitation marquait la fin du jour pour ‘‘toutes les maisons chrétiennes. Aussi, nous ex- “‘hortons et supplions tous les fidèles, de dire le ‘‘chapelet ou tiers du Rosaire, tous les jours, sans se “lasser.” SALuraris., 24 déc. 1883.

“Le Rosaire, plus que tout autre, à universelle. ‘ment le caractère d'une pritre collective et domes- ‘‘tique.”” Benoit XV. Au Père Becchi, 18 sept.

Le Rosaire, à la maison, est une rupture ouverte avec le respect humain, une véritable profession de foi au sein de la famille, ce qui est une excellente préparation à une courageuse profession de foi, dans l société. Et quel besoin n’a-t-on pas aujourd’hui de cette race de chrétiens sans peur et sans reproche, qui s'honorent de rendre à Dieu et à sa religion, ec qui leur appartient, dévouant leur vie tout entière aux nobles causes qui trouvent, hélas, si peu de réels ‘défenseurs, même dans les rangs des catholiques.

Pères et mères, pour vous engager à introduire et à garder chez vous, l'usage dn Rosaire en commun, méditez donc ces paroles du Pape que nous citions tout à l'heure et qui vous montrent dans cette prière, un puissant moven de rendre encore meilleurs, ceux de vos enfants qui sont bons, et de

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ramener dans la voie du salut, ceux qui se seraient égarés.

‘Dans les familles chrétiennes, à la ville comme “à la campagne, c'était un usage sacré, à la chute ‘‘du jour, de se réunir après un dur labeur, devant ‘l'image de la Vierge, et d’alterner la récitation des “prières. Marie recevait avec complaisance, ce té- ‘‘moignage de fidélité et d'union cordiale. Elle é- ‘tait au milieu d'eux, comme une bonne mère en- ‘‘tourée d'une couronne d'enfants et les comblait ‘des bienfaits de la pair domestique, présage elle- ‘méme de la pair du Ciel. FIDENTEM., 90 sept.

Heureuses les familles qui auront voulu se rendre à ces appels multipliés de celui qui remplace Jésus- Christ sur la terre. La Vierge du Rosaire en éloignera les désordres et les hontes que tant d’autres expérimentent à l'heure actuelle. Elle y laissera cette bénédiction spéciale, qui caractérise de façon si touchante, bon nombre de nos familles dans la campagne surtout, et qui tient dans ces deux mots connus : ‘‘Là, les jeunes gens étaient braves, et les jeunes filles étaient chastes."" C'est, dans ces âmes uéncreuses et pures, un parfum de Paradis, comme un joyeux mystère de roses blanches.

‘Le Rosaire, — disait, il y a quelques années, un ‘‘évêque français — est une grande école où se for- ‘‘ment l'esprit et les mœurs. Dans ma dernière ‘tournée pastorale, j'ai été frappé d'une chose, c'est ‘‘que les populations qui ont conservé la foi, surtout “par la dévotion à l'Eucharistie et à Notre-Dame

‘“du Rosaire, sont des populations intelligentes et ‘distinguées. On peut ne pas savoir lire et écrire, ‘‘c'est une lacune, sans doute; mais, mettez entre ‘les mains des enfants, des personnes de la cam- ‘’pagne, le chapelet en leur indiquant la manière de ‘‘s’en servir par la méditation des mystères, vous ‘serez étonnés de voir quelle vive lumière, cette mé- ‘‘ditation communique aux âmes auparavant les plus ‘obscures, les plus ténébreuses ; quelle distinction “elle imprime aux sentiments et même sur le visage, ‘‘car la distinction de Ja physionomie est un reflet ‘de celle du cœur. Oui, dans les campagnes, on ‘rencontre de ces âmes élevées, aux sentiments no- ‘bles, supérieurs, et quand on remonte aux causes, ‘on trouve que cette éducation est le fruit du Ro-

‘‘saire. Il est si naturel que la Sainte Vierge ap- ‘prenne à ses fidèles enfants, ce qu'il y a de plus ‘grand, de plus élevé. ”’

O mon Rosaire !

Douce prière De ma mère et de mes aïeux, Entre mes doigts, passe et repasse :

Jamais, je ne me lasse De remuer tes grains pieux, O mon Rosaire !

Douce prière Monte légère Vers les Cieux.

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