‹ Le saint Rosaire [microforme]Chapitre 115 sur 172 · FORMULE DE BÉNÉDICTION · texte numérisé non relu

FORMULE DE BÉNÉDICTION

du cierge du Rosaire, lequel, à la rigueur peut servir à plusieurs confrères, à l’article de la mort :

Seigneur Jésus-Christ, vraie lumière qui éclairez tout homme, venant en ce monde, daignez, par l'intercession de la Vierge Marie votre Mère et par les quinze mystères de son Rosaire, répandre votre b' nédiction sur ces cierges ct les sanctifier par la lumière de votre grâce, Ces flambeaux, produit d'un feu matériel, dissipent les ténèbres de la nuit : accordez-nous dans votre misricorde, que, à leur ex emple, nos cœurs illuminés par la splendeur et là flamme invisible de l'Esprit Saint, ne connaissent

jamais les ténèbres du vice. Que des yeux d’un:

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de pure, nous puissions toujours discerner les choses qui vous plaisent, comme étant celles utiles a notre salut, afin qu'au sortir des obseurités périlleuses de cette vie, not: méritions de parvenir à la lunnière sans déclin, à vous qui vivez et régnez dans us les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

Les confrères du Rosaire tiennent de trop pres .u cœur de la famille Dominicaine, pour qu'on o te de leur rappeler ce flambeau ardent avec lequel allait courant ‘: par le monde, le chien mystérieux qui fut montré dans un songe à la mère de saint Doininique, et qui sy olisait son enfant destiné à dresser au milieu des épaisses ténèbres de l'erreur, le rayonnant flambeau de la vérité du Christ. Notre- Seigneur disait à st te Catherine de Sienne : ‘‘Ton “père Dominique, comme bien spécial, choisit la ‘lumière de la science, afin de détruire les erreurs. °’e fut un flambeau que je donr1i aux hommes, par ‘l'intermédiaire de Marie.”’

Les confrères du Rosaire doivent donc s’efforcer d'être dans leur vie, afin de pouvoir être dans leur mort, de vrais enfants de lumière. Le cierge bénit qu'on mettra dans leur main glacée à cette heure d'angoisse où tout s’efface, où tout sombre dans la nuit du tombeau, dira alors la foi, l'espérance, la charité de celui qui a voulu se rendre à l'appel du Maitre, ayant à la main le flambeau du bon serviteur qui veille.

Il me semblerait convenable que le cierge de la

première communion qui rappelle tant d'émouvants et délicieux souvenirs, reçût cette bénédiction du Rosaire. Ne serait-ce pas unir deux choses qui s’appellent l'une l’autre par des rapports sacrés autant qu'intimes : la première communion et .... la derniere,

Que le confrère se munisse donc à l'avance de ce cierge bénit auquel est attachée une indulgence picnière. Dès maintenant, il lui rappellera les salutaires pensées de la mort et de l'éternité. Sa seule vue lui aidera à se préserver du péché et à se tenir toujours prêt à mourir.

Les derniers moments arrivés, on le mettra tout allumé dans sa main, afin qu’il soit spécialement assisté par Jésus, Marie et Joseph, daus ce terrible et

sombre passage de la vie présente à l'éternité. Sa petite flamme tremblante dira à la Sainte Vierge, l'amour de son enfant pour elle. Cette prière muette à celle qui fut si souvent suppliée d’être prisente ‘‘à l'heure de notre mort’’ remplacera le mot qui résume toutes les tendresses et toutes les détresses : mère! mère !

Tu le vois, ma frêle nacelle

Est le jouet de l’ouragan.

Marie, étends sur moi, ton aile ; Sauve-moi, je suis ton enfant !

’arais, étoile tutélaire,

Chasse les ombres de la mort.

Que ta bienfaisante lumière Me montre le chemin du port.

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Marie n'est-elle pas, en effet, l'Etoile du matin, dont la douce et captivante lumière accueille au seuil de l'autre monde, au matin de leur éternité, ces âmes qui se sont confiées en elle?

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