‹ Le saint Rosaire [microforme]Chapitre 158 sur 172 · T LA PROCESSION DU ROSAIRE · texte numérisé non relu

T LA PROCESSION DU ROSAIRE

Voici Je cérémonial en usage dans l'Ordre des Frères Précheurs et qui peut être Vantageusement adopté dans toutes les églises OÙ est établie la Confrérie,

Le céléprant revêtu du li chape blanche, se rend au maitre-autel, précédé du Porte-croix et de deux acolytes portant leurs chandelicrs allumés. Tous font la génuflexion et S agenouillent . C'est le Moment pour le chœur d'en. tonner une hymne ou antienne à Ja Sainte Vierge, soit l’Ave Maris Siella, soit une autre. Ta première Strophe chantée. tous se lèvent, font la Lénuflexion et se dirigent dans le même ordre, vers l'autel du Rosaire, les enfants de chœur suivant les acolytes. Leg chantres Pourront alors, Pour abré- £er, chanter Ja dernière Strophe de l'hymne et tonner ensuite les Litanies de la Sai Le prêtre Prend alors du Milieu de l'autel — où l’on aura eu soin de la déposer au préalable — une Petite statue de la Sainte Vierge portant un rosaire au cou, et, à l'invocation Sancta Maria, tourne vers Je peuple, ce qui doit être pour Ja

Surplis, de l'étole et de

ennte Vierge,

il se pro-

cession, le signal de se mettre en marche. De retour à l'autel du Rosaire, le prêtre dépose la statuette sur l'autel, et, les Litanies terminées,

chante le verset et l'oraison suivante :

V. Regina Sacratissimi Rosarii, ora pro nobis. R. Ut digni efficiamur promissionibus Christi.

Oremus.

Deus, cujus Unigenitus per vitam, mortem et resurrectionem suam nobis salutis #æternæ præmia comparavit, concede, quæsumus, ut hæc mysteria sacratissimi Rosarii Beatæ Mariæ Virginis recolentes, et imitemur quod continent et quod promittunt assequamur. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen,

Il bénit ensuite les assistants en traçant sur eux un signe de croix avec la statue qu'il replace sur l’autel, et retourne à la sacristie à moins qu'il n'ait à donner la Bénédiction du Saint Sacrement.

N. B. — Là où l'on à mentionné la génuflexion, le porte-croix n'a pas à la faire.

IX PROCESSIONARIO $, O. PRÆD. EDIT. MECHLI- NIÆ, ANNÔ 1873.

2 Il sera bon d'avoir non seulement une petite statue de la Sainte Vierge pour les processions ordinaires, mais une grande portée sur brancard, par les dignitaires des Sociétés paroissiales, dans les processions plus solennelles, surtout celle de la fête du Rosaire.

3 Dans bon nombre de paroisses, ]a coutume s'est introduite de faire représenter Je Rosaire, par 150 petites filles réparties Par £roupes de dix portant des couronnes et des écharpes où ceintures de la couleur Correspondant aux mystères qu'elles räppellent. Jes Mystères sont à leur tour figurés par quinze bannières ou oriflammes äUx couleurs blanche, rouge où or, selon la série, et portées devant chaque &roupe de dix par les quinze petits garçons qui se sont distingués davantage Par leur bonne conduite ou leurs Progrès aux études,

Ce Rosaire Vivant d'une autre £enre, outre qu'il CSt susceptible de plaire extrêmement à y Sainte Vierge, contribue Par son éclat,

SA Variété, su fraicheur, son charmant sy

mbolisme, à rehausser li pompe des Processions religieuses : il captive l'attention des fidèles Par son édifiant Coup-d'œil, les attache davantage à leur église en plus de goût Pour ses cérémonies.

Un prêtre zélé Saisira tout de suite, l'importance de ces lecons de choses qui ne constituent pas, il est vrai, l'essentiel de la religion, mais qui le protègent. I] voudra s'en aider, surtout quand il aura dans sa Paroisse, des religieuses Pour comprendre ef seconder sa pieuse initiative,

4° ‘Quand Ja Procession des fidèles ‘déployer aisément à l'intérieur de ‘que le prêtre et ses cleres ] ‘’accordons, en ce cas,

leur inspirant

ne peut $e l'église, il suffit a fassent seuls : et nous aux (Confrères présents,

‘toutes les indulgences attachées à cette cérémo- ‘Ke Léon XFTT, Ubi Primum, XIV, 92 oct. 1898. La procession des fidèles, qui est facile dans les

églises d'Europe où il n'y à que des chaises, ne serait guère pratique dans les nôtres à bancs fixes. 5° Indulgences de la procession : page 117.

PROCESSION DU PREMIER DIMANCHE pu Mois.

“Nous étendons à tous les Directeurs de la Con- “irérie, le privilège de transferrer la procession so-

lennelle du premier dimanche du mois et surtout ‘du mois d'octobre, lorsque pour quelque empêche- ‘ment, elle ne peut se faire au jour marqué.” Léon NIIT, Ubi primum, XIV, 2 oct. 1898.

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