‹ Le saint Rosaire [microforme]Chapitre 48 sur 172 · CINQUIÈME MYSTÈRE DOULOUREUX · texte numérisé non relu

CINQUIÈME MYSTÈRE DOULOUREUX

Le Crucifiement de Notre-Seigneur.

Durée, une demi heure pour le dépouiller de ses vêtements et le clouer à la croix: de 114 heures à midi, A midi, la croix ctait dressée et Jésus y restait trois heures.

Demandons pour les agonisants et pour nous-mêmes, ÿ la grâce d'une bonne mort.

Jésus est arrivé au sommet de la colline du Gol- “otha, appelé aussi Calvaire, Les bourreaux lui arrachent ses vêtements, ouvrant ainsi brutalement les plaies de la flagellation. Cette douleur si affreuse ei elle-même, n'est que le prélude de plus affreuses encore. On le couche sur la croix, et, à coups de marteau, on lui enfonce des clous, dans les mains et dans les pieds. C’est horrible. Enfin, la croix luxubre se dresse, et la Victime est saluée par une bordée d'insultes et de blasphèmes, de la part d’une foule immonde qu'attirent l'odeur du sang et les “pasmes de l’agonie. La croix, voilà le trône qui manquait au Roi que l’on couronnait d’épines, tout à

heure,

Nous ne pouvons que recueillir les sept paroles que Jésus fit entendre au cours des trois heures de son supplice.

— té

Les premières concernaient ses bourreaux : ‘‘Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.”

Les deuxièmes accordaient le pardon au voleur converti: ‘En vérité, aujourd'hui même, tu scras ‘avec moi, en Paradis." (Paradis ne signifie pas ici le Ciel proprement dit où le Bon Larron ne devra entrer que le jour de l'Ascension, à la‘suite de Jésus. li s'agit des Limbes ou prison des justes où descendra l'âme de Notre-Seigneur, après sa mort.)

Les troisièmes étaient adressées à sa vaillante et sainte Mère, ainsi qu'à Jean son apôtre préféré : “Femme, voilà ton fils. — Voilà ta mère.”

Les quatrièmes furent cet appel de détresse qui perça les ténèbres du Calvaire en deuil. Suspendu entre les malédictions de la terre et les malédictions du Ciel qui le repoussait comme le Péché Vivant, il jeta un cri: ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi ‘‘m'avez-vous abandonné’

Les cinquièmes disaient cette soif brûlante tourment horrible des crucifiés que dévore le feu de la fièvre : ‘J'ai soif.”

Les sivièmes: ‘‘Tout est consommé," c’est-àdire, tont est fini, mon œuvre est achevée, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour sauver les hommes.

Les septièmes et dernières : ‘Père, — fit-il, poussant un grand cri — je remets mon âme, entre vos mains +

On le vit baisser lu tête, et il expira.

Rappelons-nous que nous avons été rachetés à un grand prix, le sang même d'un Dieu. Penson: aussi à l'enfer réservé à ceux qui n'auront pas pro

‘‘Ptre, RE

voleur u seras fie pas e devra Jésus.

où desort.)

ante et référé :

sse qui spendu lictions vant, il ourquoi

e touru de la

c'est-àai fait

|, poustre vos

hetés ÛÔ ’enson:

As pro

ET ee

fité des grâces dont ce sang est la source, lequel

nous est communiqué surtout dans la réception des

Sacrements. Scrions-nous effrayés du Calvaire du

devoir, ‘‘Oh! — s'écriait une âme courageuse — du

Calvaire au Ciel, le chemin n'est pas long.” MYSTERES GLORTEUX.

Page 1