‹ Le Saint Sacrifice de la Messe pour le PrêtreChapitre 32 sur 43 · II. — Défauts à éviter pendant la Messe · texte numérisé non relu

II. — Défauts à éviter pendant la Messe

— Défauts d'irrévérence et de laisser-aller ,

En tournant la tête de côté et d’autre — en faisant des réflexions à haute voix — en parlant à son servant.

2° — Défauts de maintien et d'attitude.

Maintien du corps mou et sans dignité. — Maintien raide et rigide. — Maintien compassé de dévotion. — Maintien nonchalant, en s’appuyant tantôt sur une jambe et tantôt sur l’autre. — Maintien de la tête, trop penchée en avant ou de côté. — Que le Prêtre se tienne naturellement droit, sans raideur militaire, et il évitera toutes ces fautes.

3° — Défauts de gestes et de mouvements.

Mouvements brusques et précipités. — Mou-

vements exagérés et emphatiques. — Mouvements rapides en se tournant sur soi-même ou en allant d'un point à Tautre de Tautel. — Gestes à ampleur exagérée, en étendant les bras ou en les élevant trop haut au-dessus de la tête. — Gestes surajoutés à la rubrique et variant selon les dispositions du moment. — Rapidité inconvenante des mouvements à l’élévation, ou lorsqu’on tient la sainte Hostie dans les mains. — Lenteur exagérée et de commande, sous prétexte de piété.

4° — Défauts de f>récif>itation dans les f>rières et les cérémonies.

Précipitation quasi essoufflée : — dans la prononciation, où l’on ne met aucun intervalle de respiration dans les prières, en particulier dans les prières du commencement au bas de l’autel et au Kyrie eleison, où l’on ne donne même pas au servant le temps de répondre ; — dans les mouvements, où on les enchevêtre quasi les uns dans les autres, sans tenir compte des intervalles voulus ; — dans les cérémonies, où les prières précèdent les signes ou vice versa.

5® — Défauts des génuflexions.

Génuflexions tronquées, faites à demi, au lieu de toucher le palier du genou. — Génuflexions brusques et rapides, comme mues par un ressort. — Génuflexions disgracieuses, en se con-

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tournant le corps. — Génuflexions gênées, en appuyant trop les avant-bras sur Tautel, au lieu de n’y appuyer que les poignets.

6° — Défauts de [position des mains et des bras.

En les tenant ou trop haut ou trop bas, ou trop éloignés du corps, selon les cérémonies ; — au lieu de ne point dépasser les épaules en hauteur et en largeur, chaque fois qu’on les élève pour prier ; au lieu de ne pas dépasser la tête quand on les élève pour les rejoindre ou les étendre ensuite, v. g. à Te igitur, à la bénédiction de la fin ; au lieu de les maintenir à la hauteur indiquée, sans les laisser tomber nonchalamment sur l’autel.

Eviter les grands mouvements, comme d’étendre les bras en croix à la Préface et au Pater, d’élever exagérément l’Hostie et le Calice à l’Élévation, de trop étendre et élever les bras aux Dominas vobiscum, etc.

7° — Défauts des signes de croix.

Signes de croix dénaturés — sans forme — devenant plutôt des ronds successifs ou décrivant des mouvements insaisissables — avec une rapidité tristement inconvenante. — Et cela, même en tenant la sainte Hostie dans ses mains. — Véritable parodie, où tout est sacrifié : respect, dignité, foi, piété, honneur et amour. — C’est

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peut-être là le défaut le plus général, et qui indique un état de négligence impardonnable.

8° — Défauts d* inclination de tête.

N’en faisant point ou ne les graduant pas, selon les indications de la rubrique — aux Ore~ mus, aux noms de Jésus et de la Sainte Vierge, et en maints endroits de la Messe, où Ton doit s’incliner simplement, ou médiocrement, ou profondément.

9° — Défauts de prononciation.

Par un manque d’articulation nette et posée — par une fausse tonalité dans les prières — par un empressement de prononciation — par unton trop élevé, manquant de piété et gênant pour les autres — par une inobservance de la rubrique réglant ce qui doit être dit à voix basse, à voix médiocre et à voix élevée — par une lecture morne et langoureuse, ou sur un ton déclamatoire, qui fatigue plutôt qu’il n’édifie.

10® — Défauts de curiosité.

En jetant des regards curieux sur l’ornementation de l’autel — en regardant du côté de l’assistance, au moment du Dorninus vobiscum — en cherchant à se rendre compte de choses étrangères au Saint Sacrifice.

Nomenclature imparfaite, mais que l’on pourra compléter, en relisant les rubriques du missel.

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