‹ Le salon de 1845: précédé d'une lettre a BérangerChapitre 5 sur 13 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

bien plus facilemeut encore à 1* endroit du paysage et de la nature inanimée. Quelle signification donner à un intérieur de forêt, à une vue de campagne baignée de lumière, à une cour de ferme, à une mare où les canards barbotent entre les joncs? Mais ils oubliaient aussi, sans parler des grands paysagistes comme Le Poussin et Claude, que les petits maîtres boUandais ont empreint leurs paysages d* un sentiment immatériel et profondément poétique. Nous avons cité souvent la Vache philosophe^ de Paul Pottcr, et le Buisson mélancolique, de Ruysdaël, qui sont au Louvre. 11 y a encore au Mu^ée un autre paysage de Buysdaël, une sombre marine, appelée la Tempête, où l'artiste a jeté une partie de son âme. La mer furieuse occupe toute la toile et s'insurge partout contre un ciel lépreux, taché de plaques noires. A droite, dans un petit coin, on voit cependant une maisonnette en chaume, plantée comme sur une motte de terre que

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