Le Salon de 1866
Le jury de peinture effrayé par les portraits ! Tous des femmes à barbe ! la vogue du jour.
— Laissez-moi tranquille, je ne vous connais pas. Je porte ce tableau à l’Exposition.
— Je vous en supplie, ne passez pas devant la Bourse avec cette bataille ! Vous allez faire tomber la rente!
— Sapristi ! il a une drôle d’odeur, ce tableau.
— Messieurs, c’est une vue de Terre-Neuve peinte à l’huile de foie de morue.
Manière de concilier les clioses de façon à ce que l’exposition chevaline ne fasse pas tort à l’exposition de sculpture.
— Ne vous gênez partout.
— Je l’ai pris en mangeoires.
pas ! nous cherchions ce tahleau-là amendant que l’on ait organisé les
— C’est ici le buffet? qu’avez-vous à me servir? ^
Monsieur, au buffet du rez-de-chaussée nous n avons
que de l’avoine et des boites de foin.
IXCOXVÉMENTS DE l’eXPCSITION PEIXTURES ET CHEVAUX.
— Imbécile ! c’est pas ce cheval-là ! On vous a fait leler pour vernir une peinture de cheval qui est à 1 étage a iessus.
— Ah ! mon dieu ! qu’est -ce qu’il te dit ? Tu vas être pendu ?
— Oui, madame, on va accrocher son tableau.
Les chevaux dans le parterre du palais de l’Exposition finissant par être agacés à la vue des croûtes qu^’on leur passe devant le ne2 pour les monter à l’étage supérieur.
— Sortez, monsieur, sortez !
. — Tiens ! on m’avait dit que les chevaux seraient admis à l’Exposition.