‹ Le Salon de 1866Chapitre 4 sur 7 · M. RIBOT · texte numérisé non relu

M. RIBOT

Le Christ et les docteurs. Où sont les docteurs ? Je ne vois que des malades et des incurables encore. Voyez plutôt leurs pieds.

— Polisson ! tu as enlevé tous les numéros des tableaux.

— Maman, je savais pas ! J’ai cru que c’était des timbrespostes. J’en fais collection.

Les gardiens eux-mèmes s’en faisant mourir dans la salle des Lambron.

M. ?CiiE>CK.

Une bergère se cramponne vainenieni an cadre pour ne pas être étouffée par ses moutons, tant le jteintie en a mis. Doit-il aimer les côtelct es, c?t homme-là !

— Messieurs, voici le buste de M. Hyacinthe du Palais- Royal, Il y a une partie du nez c]ui manque, le sculpteur apportera le reste demain.

— Vous êtes très-bien placé derrière la porte, à l’abri deces affreux journalistes qui vous éreinteraient s’ils vous voyaient.

EXPOSITION DE 18Gé.

Nouveaux portraits à la mode, dits à la pieuvre.

Dites donc, est-ce que vous n’aurez pas bientôt fini d’enlever le monde en l’air comme vous le laites ?

— Fallait pas placer mon tableau si haut. Je veux que l’on en voie les linesses.

Le roman de M. Victor Hugo exerçant une fâcheuse influence sur le Salon de 1866.

M. Renan profite de ce que le gardien ne le remarque pas pour retourner les tableaux religieux.

— Pauvre cher homme ! c’est joli aient triste d’avoir un nez comme celui-là et pas de bras pour si moucher !

DE SIOL'Î.IGNOX.

— Viens donc voir les maiionn'i'lles de l’amour. C’est cbarinant !

— J’en ai assez ! Je la joue tonte la journée celles comédiedà.

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