‹ Le Sanatorium Suburbain pour Enfants de l'Assistance Publique de ParisChapitre 16 sur 23 · ADMISSION ET LAZARET · texte numérisé non relu

ADMISSION ET LAZARET

Les enfants arrivent à Brévannes groupés dans une automobile qui a fait le tour des hôpitaux d’enfants parisiens. Ces enfants ont été proposés quelques jours auparavant par les médecins qui les ont reçus dans leurs services. Très exceptionnellement ils peuvent avoir été rendus à leur famille, et être rappelés le matin même à l'hôpital par une convocation écrite.

L’ambulancière qui les accompagne est chargée de remettre au bureau du sanatorium les documents d'ordre médical et administratif qui concernent les jeunes malades.

Les documents médicaux comportent une feuille imprimée assez mal adaptée à son but, suffisante cependant lorsque les services qui font l’envoi veulent bien condenser les renseignements recueillis. Cette transmission de l’observation médicale appelle d’ailleurs des perfectionnements tendant à la constitution d’un carnet de santé, de type assez uniforme, qui devrait accompagner l’enfant dans tous ses séjours hospitaliers, et qui mentionnerait avec toute la rigueur possible les maladies antérieures. Mais on ne doit pas

se dissimuler que la constitution de tels dossiers soulève des problèmes de classement qu'il n’est point aisé de résoudre, et des exigences de discrétion qui risqueraient de n'être pas respectées. Sans compter le risque de propager, d'éterniser une ou plusieurs erreurs de diagnostic.

Dans l’état actuel des choses il est à regretter qu'on ne puisse savoir si l'enfant a été atteint de maladies contagieuses immunisantes, s'il a été ou non vacciné contre la diphtérie, etc...

En effet, la première préoccupation médicale à l'entrée de l'enfant est de protéger le groupe où il entre contre l'importation des maladies épidémiques.

L'expérience prouve que le séjour dans les salles communes des hôpitaux ou le rassemblement dans les consultations et dans la voiture, amène au sanatorium des enfants en état d'incubation de rougeole, de varicelle, d’oreillons, de coqueluche.

L’isolement est nécessaire, et il devrait être réalisé dans un pavillon spécial : l'emploi, dans ce but, des chambres et des boxes d'infirmerie ne permet pas d'éliminer complètement les risques de contagion, soit directe, par un enfant qui échappe à la surveillance, soit indirecte par le personnel. La durée de l'isolement est fonction de la place disponible et il dure généralement deux semaines, à moins d’indications spéciales.

Le nombre des enfants admis chaque semaine, dépend d’ailleurs du nombre de lits disponibles. Au-

cune enquête ne permet actuellement de déterminer

quelle devrait être la capacité d’une maison de cure sanatoriale, pour suffire aux besoins des hôpitaux d'enfants parisiens.

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