‹ Le Sanatorium Suburbain pour Enfants de l'Assistance Publique de ParisChapitre 22 sur 23 · RAPPORTS AVEC LES FAMILLES · texte numérisé non relu

RAPPORTS AVEC LES FAMILLES

La surveillance de la vie quotidienne des malades ne résume pas toute l’activité du médecin de sanatorium ; il lui incombe une mission directrice de leur avenir social.

À ce point de vue le médecin ne peut se dispenser d’entrer en rapports avec les familles, surtout avec celles qui nous apportent leur concours persévérant et leur tendre souci. La correspondance soigneusement tenue à jour, chargée de détails personnels, et les entrevues avec les parents sont les deux moyens les plus importants pour cette mission éducatrice.

Il faut d’abord faire accepter l’idée de la longue durée de la cure et la règle très stricte de la privation de toute sortie ; il faut veiller aux répercussions affectives que les moindres incidents de cure vont avoir dans l’esprit des mères et par contre-coup dans l'humeur des enfants ; il faut consolider les résultats fragiles en ne laissant pas lenfant revenir trop tôt dans le milieu familial.

Il faut apprendre aux parents l'utilité de l'air pur

et du repos comme on l’enseigne aux enfants ; il faut

intervenir pour décider les parents à quitter les ar-

rondissements les plus malsains de la grande ville,

lorsqu'ils peuvent émigrer vers la banlieue.

Il faudrait même leur apprendre les bienfants de

l’endurcissement à l’air, au soleil, au froid, et l’utilité de certaines habitudes gymniques. Mais à ce compte, il faudrait aussi enseigner et persuader le personnel soignant...

Pour d’autres enfants, malheureusement, le foyer détruit par la maladie familiale qu’est la tuberculose, ou troublé par les dissentiments, la misère, ne représente plus un refuge. Le séjour au sanatorium se

prolonge, avec quelques avantäges pour la santé phy-

sique des enfants, mais de gros inconvénients pour

leur développement intellectuel et moral, et pour

leur capacité sociale.

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