QUAND ON LUI APPORTA LA COURONNE D'ÉPINES
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur, Dieu tout-puissant, nous voici rassemblés pour vous offrir nos très humbles hommages et appeler de nouveau sur nous votre infinie miséricorde. Ce n'est pas la vaste étendue du temple qui vous attire > ô grâce souveraine de notre Dieu!' Vous avez dit, dès David : J'habiterai leurs maisons et j'en prendrai la défense.
Où notre affliction trouverait-elle un autre refuge , et à qui ferions-nous entendre plus fructueusement les cris par lesquels nous appelons votre secours et notre délivrance. Nous ne venons pas, comme autrefois le faisaient nos pères, vous offrir
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des génissea blanches ou les petits de nos agiles béliers; mais nous venons vous rendre gloire pour les grandes et suprêmes choses que nous savons maintenant que vos compassions et vos divines miséricordes ont fait et fait faire pour nous. Que votre sainteté est grande, Seigneur! nous le confessons tous ensemble, et nous prenons à témoin de celte auguste vérité ce divin tabernacle devant lequel nous sommes agenouillés. — Oh! n est-ce pas. Seigneur, il n'y aura pas que les justes et les saints qui pourront vous offrir leurs louanges? 1 /ardente supplication de ceux qui souffrent vous sera toujours agréable.
Nous avons appris, dès notre jeune âge, que vous ne dressiez point votre tente pour protéger le péché, mais que vous avez dit souvent vousmêmes que vous aviez envoyé votre divin l ds au secours des pécheurs.
Ah! Seigneur, nous le disons avec toute la confusion possible, nous pouvions être des saints et des justes, mais malheureusement, en face de l'esprit de vos divines Ecritures , nous sommes forcés
de confesser que tout au plus nous avons été et nous sommes les trop volontaires victimes du péché. Ne nous reprenez pas dans la sévérité de votre droit, mais daignez ne nous regarder que dans l'adorable pitié de. Notre Seigneur Jésus- Christ. Malgré notre péché, nos péchés, et la part solidaire que nous avons avec tous les péchés qui ont souillé nos esprits, nos âmes, nos coeurs, nos corps et notre terre, ah! ne repoussez pas nos cris de détresse et ne restez pas sourd à la voix suppliante de toutes nos humiliations. En appelant, du sein de vos divines miséricordes, le pardon que nous vous conjurons de nous accorder, nous implorons très humblement et très respectueusement de nouveau celui que n'ont point encore obtenu les péchés de nos pères.
Nous nous rappelons que vous avez autrefois dit à Moïse, en parlant de ceux que vous avez consacrés pour vous offrir des sacrifices : Je veux prouver ma sainteté par ceux qui m'approchent, et je veux être glorifié par eux devant tout mon peuple.
Nous savons que vous avez dit encore : Que ceux qui me sont consacrés se sanctifient avant d'approcher de l'autel sur lequel ils m'offrent la prière de leurs frères, crainte qu'au lieu de trouver la vie qu'ils appellent, ils ne trouvent que la mort!
Vous aurez pitié de nous, ô suprême et infinie miséricorde, car c'est avec vérité que nos cœurs s'écrient : Vos ministres et votre peuple, Seigneur, se tournent vers vous en conjurant votre grâce et votre infinie bonté de leur pardonner!
Pardonnez-nous, ô toute-puissante miséricorde; |>ardonnez-nous, pardonnez-nous, pardonnez-nous!
Réponse générale : Amen, amen.
O vous tous qui êtes unis à notre prière et qui partagez nos gémissements, nos coeurs ont crié grâce vers la justice suprême de celui qui nous a créés. Elevons plus haut encore les supplications de nos âmes; embrassons, du pied de cet autel, l'immense responsabilité qui pèse sur nous, sur le passé et sur le présent de tous nos frères. Après avoir offert nos gémissements à celui duquel nous séparent nos crimes, adressons-nous à notre Père
et, ne faisant tous ensemble qu'une voix, disons-lui avec la plus entière confiance :
ce Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne nous arrive, que votre volonté soit faite en la terre comme au ciel; donnez-nous aujourd'hui notre pain supersubstantiel; pardonnez-nous nos péchés comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, ne nous laissez pas surprendre par la tentation, maïs délivrez-nous du mal. Amen.