‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 119 sur 144 · Kunstkronik, 30 novembre 1906, col. 104, lOr · texte numérisé non relu

Kunstkronik, 30 novembre 1906, col. 104, lOr

waengler ^ en a parlé à l'Académie des Beaux-Arts de Munich. C'est là, si je ne me trompe, à peu près toute la publicité, que le monde savant a, jusqu'ici, accordée à cette découverte d'un chef-d'œuvre de la sculpture grecque, d'un chef-d'œuvre inédit, et presque intact.

La villa Spithoever est située dans le quartier Ludovisi, entre les rues Collina, Flavia, Servio Tullio, et Sallustiana : elle occupe l'emplacement des anciens Jardins de Salluste à proximité d\m nymphée, du temple de Vénus Erycine \ et des trois temples de la Fortune publicâ primigenia ^. On avait déjà découvert, dans ce terrain, et dans la région avoisinante, un grand nombre d'œuvres d'art, dont je ne citerai ici que les plus connues : en 1560, deux statues de nymphes, et Amalthée avec la chèvre et Jupiter enfant ; vers 1566, un Faune colossal, portant Dionysos enfant *\ et le grand cratère dionysiaque du Louvre trouvés dans le voisinage du nymphée de Salluste. Au début du xvii^ siècle, en creusant les fondations de la villa Ludovisi, l'on découvrit, dit-on, les trois statues de Gaulois, dites le Gladiateur mourant et Arria et Paetus puis l'hermaphrodite

1. Kunstkronik, 21 décembre 4906, col. 139, 140. Le rapprochement que la Kunstkronik établit entre la Niobide Spithoever et la soi-disant (( Vénus de l'Esquilin », au musée du Capitole, me paraît absolument inadmissible.

2. Cf. Jordan-Huelsen, Topographie der Stadt Rom ini Alterthum,

III, p. 433 et suiv., 2*^ partie, § 17, et pl. VII.

3. Cf. Lanciani, fifi/Z. comu/i., XVI, 1888, p. 3; Huelsen, MitUieilungen,

IV, 1889, p. 270; Jordan-Huelsen, ibid., p. 415 et suiv.

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