‹ Le sang des dieuxChapitre 25 sur 55 · HAROLD · texte numérisé non relu

HAROLD

OES durs genoux vissés à la croupe d'écaillés Du monstre qui se cabre, armé, casqué d'or clair, Ainsi passe en chantant dans le vent des batailles Harold aux blonds cheveux, vainqueur du gouffre amer.

L'hippocampe est vaincue, un rouge flot d'entrailles Pend en sanglot de pourpre à ses flancs entr'ouverts, Et, sonnant dans son cor l'hymne des fiançailles, Harold aborde en maître au bleu palais des mers.

Rose et le pied posé sur le monstre qui bave, Comme un grand lys noyé qu'un ruisseau d'azur lave, Elle est nue et sourit, le ciel est boréal.

Mais la vague a déjà refermé sa volute Engloutissant le rêve, inéluctable lutte Du réel submergeant dans ses flots l'idéal.

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