SCÈNE TROISIÈMB
BERTHE
Lasecdde fois?
CONTRAN.
Il lui a parlé du rendement de la terre et Je l'élevage du mouton dans la République Argentine!
SUZANNE
Allons I ce n'est pas dangereuxl
BER.THE
Tu crois cela, toi"? Tu ne vois pas qu'il dissimule, qu'il cache ses véritables sentiments sous une indifférence affectée?
SUZANNE
Pourauoi faire?
BERTHE
Mais pour arriver à ses fins, sans que l'on puisse soupçonner la vérité! Il cherche une raison banale, un prétexte futile pour se prendre de querelle avec mon mari, pour le provoquer, pour le tuer! Si lu savais comme il m'aime!... Ahl je tremble!
Elle va regarder au fond.
CONTRAN, bas à Suzanne.
Gomment ? Ce Monsieur ?
SUZANNE
A juré, par jalousie, de tuer le mari de Berthe?
aONTRAN, légèrement.
Bah! vraiment?
16 ïiÊ SANGLIER
SUZANNE
Ce n'est pas vous qai en feriez aaitaat f
GONTRAN
Dame!... Je n'ai pas, moi, TintrépidiLé de monsieur de Malbois, qui logera sûrement, une bail*> entre les deux yeux de son adversaire... puisqu<> cela lui est si facile I. . .
SUZANNE
Vous avez tort, mon cher Contran, de me rappeler votre. .. fâcheuse aventure de ce matin !... Vous me forcez à vous déclarer que je vous reprends ma parole!. .
GONTRAN
Par exemple!... vous me repoussez, Suzanne?... Vous ne m'aimez plus?... parce qu'un misérable ermite de sanglier...
SUZANNE
J'ai une véritable aifection pour vous, j'en conviens...
GONTRAN
Hé bien, alors ?
SUZANNE
Mais je ne veux pas d'un mari ridicule!... Et jusqu'au jour où vous aurez racheté votre... prudence de ce matin...
CONTRAN.
La racheter?... Et comment ?.«
SUZANNE
Par quelque trait héroïciuo, par un acte de cou-