‹ Le Sarcome Ostéogénique des Os du Chien et du ChatChapitre 16 sur 28 · DAT · texte numérisé non relu

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On ne trouve plus trace des côtes, qui ont subi une véritable fonte dans la masse de la tumeur. Une autre coupe transversale, perpendiculaire au rachis et passant au centre de la tumeur, permet d'examiner la moelle que l'on suppose lésée.

A la loupe, on remarque que la moelle est repoussée fortement dans l’angle droit du canal rachidien et qu’un gros caillot sanguin remplit le reste du canal.

L'examen du rachis, après ablation des arcs vertébraux (fig. 7), montre d’une part, que les vertèbres dorsales sont intactes, et d’autre part, confirme l'existence du caillot sanguin déjà aperçu sur la coupe transversale. Ce caillot, long de 2 centimètres, est situé entre la VI° et la VIIT* vertèbre dorsale, c’est-à-dire en regard du centre de la tumeur, et il est compris entre la paroi osseuse du canal et la dure-mère. Il y a lieu de penser que les vaisseaux sanguins néoformés, d’origine tumorale, ont fusé par les trous de conjugaison ; ainsi s’expliquerait l’hémorragie intra-rachidienne, la compression de la moelle, la paralysie des membres postérieurs et des sphincters.

L'examen histologique de la tumeur de cette observation a montré qu'il s’agit bien d’un sarcome fuso-cellulaire (fig. 5), analogue au précédent.

En effet, les coupes ne montrent plus trace des côtes. La tumeur est formée d’un tissu sarcomateux dont les éléments sont particulièrement serrés et allongés. Ces cellules sont séparées par une substance ostéoïde qui forme des travées irrégulières, sans trace de calcification. On note en certains points, incluses dans le tissu sarcomateux, quelques grandes cellules avec plusieurs noyaux, ressemblant à des myéloplaxes. Mais vu le petit nombre de ces élé-

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ments et la présence de tissu ostéoïde, il n’est pas permis de qualifier cette tumeur de sarcome à myéloplaxes. Les lacs sanguins y sont d’autre part très abondants.

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