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à ce qui se passe pour le liquide de la pleurésie tuberculeuse hémorragique.
Dans quelques rares cas, on a pu trouver, dans le liquide pleural, des cellules cancéreuses dont la présence permet d'affirmer le néoplasme.
Enfin, on se souviendra que même au cas où la ponction évacuatrice retirerait une grande quantité de liquide, le soulagement qu'en éprouverait un cancéreux dyspnéique serait à peu près nul.
On porte fréquemment le diagnostic de tuberculose, soit aiguë, soit chronique. Les hémoptysies du sarcome, malgré les quelques caractères que nous avons signalés, ne différent pas assez de celles de la phtisie pour être un élément de diagnostic.
L’adénopathie sus-claviculaire du sarcome est inconstante et peut se voir d’ailleurs dans la tuberculose. L'absence du bacille de Koch dans les crachats, plusieurs fois constatée, n’est qu’un symptôme négatif qui cependant peut parfois éveiller l’attention.
La sypbhilis pulmonaire serait d’un diagnostic différentiel fort difficile. Cependant, un examen clinique et sérologique complet pourrait donner des résultats précis. En cas de doute,un traitement d’épreuve pourrait être institué. |
Le kyste hydatique a, au point de vue radiologique, des limites plus nettes que le sarcome. Actuellement, les examens morphologiques et sérologiques du sang apporteront au diagnostic de kyste un sérieux appui.
Quand les signes de compression prédominent, le dia-
ynostic est à faire avec toutes les affections capables de déterminer un syndrome médiastinal.
Dans quelques cas, la tumeur, développée au voisinage des gros vaisseaux, est animée de battements et a pu simuler un anévrisme de l'aorte. L'erreur a été commise à plusieurs reprises (Spillmann et Haushalter).
L’adénopathie trachéobronchique, les tumeurs des ganglions médiastinaux, sont le plus souvent d’un diagnostic impossible. En particulier, la maladie de Hodgkin à forme médiastinale, ne peut guère se différencier du sarcome : l'erreur est inévitable et n’amène d’ailleurs aucune modification dans le pronostic.
Quant à différencier le sarcome des autres tumeurs pulmonaires, l’épithélioma par exemple, il y a vraiment impossibilité absolue. Le seul élément qui pourrait plaider en faveur du sarcome serait le volume considérable de la tumeur se traduisant par des signes physiques très étendus.
Enfin, lorsque la maladie se traduit par des symptômes dus à une localisation secondaire prédominante (paraplégie) ou à une complication pulmonaire (abcès, pleurésie purulente, broncho-pneumonie) il est bien évident que le diagnostic ne peut être fait.
L'examen radiologique s’impose dans tous les cas, et peut être d’un grand secours.
L'image du sarcome nodulaire est fort variable. Le poumon présente en général à l’écran des taches mal limitées.
Le cancer massif donne une opacité très accentuée,
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inégale, mal limitée, se confondant en dedans avec l'ombre des ganglions hypertrophiés et l’ombre cardioaortique. En dehors, l’opacité se continue souvent par des traînées sombres, répondant à des infiltrations néoplasiques développées le long des bronches.
Il peut arriver que la limite de la tumeur soit assez nelte pour donner une ombre en segment de sphère : où pourrait en ce cas affirmer un diagnostic de kyste hydatique, alors qu’il s’agit d'une tumeur maligne.
Les difficultés du diagnostic déjà si grandes pour les cas classiques seront encore singulièrement accrues si on a affaire à une forme asystolique.
Tout concorde en effet pour égarer le ciinicien. Une dyspnée considérable, la présence fréquente d’un épanchement, un état général médiocre, tous ces éléments sont de nature à faire considérer le cancéreux comme un cardiaque.
On constatera alors que le traitement classique de l’asystolie (repos, régime, évacuation de la plèvre digitale...) n’amène aucun résultat et la mort surviendra très rapidement.