‹ Le Sault-au-RécolletChapitre 1 sur 28 · MONTRÉAL · texte numérisé non relu

MONTRÉAL

C. O. BEAUCHEMIN & FILS, Libraires-Imprimeurs 256 et 258, me Saint-Paul

Enregistré conformément à l'acte du parlement du Canada, en l'année 1898, par le Rév. Chs-P. Beaubien, au bureau du ministre de l'Agriculture, à Ottawa.

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y\ Sa Grandeur JVIgr faul Bruchési,

Archevêque de Montréal.

Monseigneur,

77 m'est donné, au début de votre épiscopat si universellement acclamé, de vous offrir mon livre comme gage de mon profond respect et de mon admiration sincère pour vos éminentes qualités. Vos charitables paroles, en diverses circonstances, m' ayant encouragé à poursuivre mon œuvre avec constance, j espère que votre bienveillant accueil ne lui fera pas défaut. La seule pensée de vous avoir été agréable et d'avoir quelque peu répondu à votre attente, sera pour moi le plus précieux couronnement de mes efforts.

J'ai V honneur d'être,

Monseigneur,

Votre très dévoué, Charles-P. Beaubien, Curé.

Sault-av-Mécorict, 10 juin 1898.

^Archevêché de JVIontréal,

Le 20 juin 1898.

Monsieur le Curé,

II y a quelques années vous m'aviez parlé de votre projet d'écrire l'histoire de la paroisse du Saultau-Rècollet, et je vous en avais exprimé toute ma joie. C'était, me semblait-il, faire une œuvre instructive et édifiante, autant qu'utile à notre pays. N'alliez-vous pas, en effet, tracer un des plus intéressants chapitres de l'histoire de l'Eglise au Canada f Les commencements si beaux de la colonie, le dévouement des missionnaires, le zèle de notre clergé national, les mœurs patriarcales de nos pères, la fondation d'établissements religieux qui font aujourd'hui notre gloire, tout cela devait trouver sa place dans l'étude que vous méditiez.

Et puis, cette, paroisse du Sault-au- Récollet, c'était celle dont un pontife aimé vous avait confié la direction. La faire connaître, en raconter les événements divers depuis son origine, n'était-ce pas donner une preuve de votre affection et de votre dévouement pour elle f

Votre ouvrage est maintenant terminé et vous voulez bien me le dédier. Je vous en remercie cordialement. Vous avez réalisé votre rêve et répondu à mes espérances. Le confrère qui vous avait encouragé au début, devenu votre évêque, vous bénit avec affection, et souhaite que plusieurs autres prêtres suivent l'exemple que vous venez de donner. L'histoire de nos paroisses canadiennes est peut-être une histoire unique au monde : elle ne peut que contribuer à attacher le peuple à ses pasteurs en lui rappelant tout ce qu'ils ont fait pour lui.

Recevez, monsieur le Curé, l'assurance de mes bien dévoués sentiments en Notre- Seigneur.

t Paul, arch. de Montréal.

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