‹ Le savetier de la rue Quincampoix drame en cinq actesChapitre 48 sur 102 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Les mêmes, LOUVARD.

LOUVARD, retenant le bras de Papillon.

Holà! maître Papillon!

PAPILLON

Vous !

LOUVARD

Moi-même... J’arrive à temps pour vous épargner un malheur.

PAPILLON

Mêlez-vous de vos affaires.

LOUVARD

C’est précisément ce que je fais... N’est-ce pas de mademoiselle Geneviève qu’il s’agit ici?

PAPILLON, troublé.

D’elle... oui... oui... (s’animant.) Et cet insolent à osé...

Hein ! drôle !

LOUVARD

Monsieur le chevalier, je désire vous dire un mot. (il le prend l’écart.)

DE MARSY

A moi?

A vous.

LOUVARD

44 LE SAVETIER DE LA RUE QülNCAMPOIX.

PAPILLON, désignarif Louvard.

Qu’est-ce que ça sitrniiie? Ce qu’il me disait tout à l’heure, et maintenant cet ail - de mystère !.. Geneviève, il y a quelque malheur qui nous menace.

GÉNEVIÈVE. 1

Un malheur!

LOUVARD, bas à de Marsy.

Monsieur de Marsy, vous aimes cette jeune lille ?

Pardieu! Monsieur, je la désire tout au moins.

PAPILLON, à part.

Mon secret n’est plus à niiti seul... et je ferai mieux de tout lui apprendre... Oui, oui... tout f v

LOUVARD

Si Geneviève était née d’un des grands noms de France, si elle avait cinq cent mille livres de dot?..

DE MARSY

Cinq cent mille livres !... Mais alors mon bonheur deviendrait en même temps une excellente affaire.

PAPILLON, & pari.

Oui, oui, il faut qu’elle sache sa naissance... Et, quand elle devrait se moquer de moi... quand je devrais en mourir... il faut que je lui ouvre mon cœur.

GENEVIÈVE

Rentrons, mon père.

PAPILLON, à pari.

Allons... demain, mon sort sera décidé...

LOUVARD, bas à de Marsv.

Dans huit jours, vous serez son Irtari.

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