‹ Le savetier de la rue Quincampoix drame en cinq actesChapitre 78 sur 102 · LOU VAU · texte numérisé non relu

LOU VAU

C’est lui... c’est...

PAPILLON

Je suis reconnu. Papillon, le savetier, c’est lui-même.

to us.

Un savetier!

FLORA

Quoi, Monsieur, vous êtes... Ah! ah! ah! ah!... un savetier!...

Oui, Mademoiselle!... Mais, tranquillisez-vous, j’ai fait de meilleures affaires dans la rue Qumcampoix que dans mon échoppe ; j’ai cent initie livres à manger par jour. Je suis un savetier gentilhomme.

DE MARSY.'

Ma foi, par le temps qui court, on ne sait plus qui est riche ou qui est pauvre. Recevez mes compliments , monsieur de Papillon.

PAPILLON

Vos compliments? Merci, je n’en ai que faire.

BERNARD, bas.

Ah çà! compère, vous dites cent mille livres à manger par jour?

PAPILLON

Eh! oui.

BERNARD, bas.

Mais je ne vous connais que quatre cent mille livres.

PAPILLLON, bas.

Eh bien... si je veux les manger en quatre jours, ça me fait bien cent mille livres par jour?

BERNARD

C’est juste.

ÉTIENNE

Ah ! mon cher, je lie te croyais pas aussi riche !

Oh I ça a marché, depuis quinze jours qu’on ne vous a vu... (atcc reproche.) car il y a quinze jours...

ÉTIENNE

Mais pourquoi t’appelles-tu vau Papillon?

PAPILLON

C’est que, pour arriver dans la belle société, j’ai trouvé que Papillon tout court c’était bien court, et comme le van et le papillon vont bien ensemble; je me suis donné un peu de i'a/i,^roilà... (En disant ces mots, il sc démène dans sa culotte qui semble le gêner beaucoup.)

DE VERGENN'ES.

Qu’avez-vuus donc?... Vous ne paraissez pas à votre aise?

PAPILLON

Je Yas vous dire, c’est que le tailleur m’a demandé quelle

Page 1