AU LECTEUR. V
dure j CBifable d'établir les vérités nécessaires rhomme. »
On connaît à présent le fond de sa pensée. J*entre plus particulièrement dans le plan et la suite de ses leçons de la Sorbonne, qui marquaient d'avance Tordre et la division de son ouvrage projeté» chaque année de son cours devant fournir la matière d'un volume. Pendant la première année, ii se proposait d'exposer •et de caractériser successivement l'école sophistique dans ses deux principaux représentants, Gorgias et Protagoras ; l'école mégarique dansEuclide surtout ; l'école pyrrhonienne primitive dans Pyrrhon et Timon le sillographe ; la nouvelle Académie dans Arcésilas et Carnéade ; la seconde école pyrrhonienne dans JEnésidème, Agrippa et Sextus Empicurus : matière d'un premier volume. Il se tint parole ; et, malgré l'ébranlement de sa santé, il suivit jusqu'au bout ces phases de la philosophie sceptique, dans les leçons non interrompues de l'année scolaire 1861-1862, dont j'ai entre les mains les plans et les manuscrits- La seconde année devait être consacrée à l'examen critique du scepticisme au seizième siècle dans Montaigne, Charron, Sanchez; et au dix-septième siècle dans Pascal , Huet, Lamothe le Yayer, Bayle : c'était la matière d'un second volume. Hais contraint plus d'une fois, par le déclin sensible de ses forces d'interrompre