‹ Le scepticisme. Aenésidème, Pascal, Kant: Études pour servir à l'histoireChapitre 10 sur 47 · AU LECTEUR. XIII · texte numérisé non relu

AU LECTEUR. XIII

désir ardent d'attacher son nom par un Uvre expiFès à la réfutation du scepticisme, comme il est attaché déjà à la vulgarisation en France et à la réfutation du panthéisme de Spinoza et de ses récents disciples. Je n'ai trouvé aucun écrit de lui sur la fin du dix-septième siècle, ni sur le premier en date des sceptiques du dixhuitième ; mais j'ai été moins malheureux pour celui dont le nom et la doctrine marquent la phase la plus nouvelle dans le développement du scepticisme, Emmanuel Kant. En empruntant à la Revue des DeuX" Mondes et au Dictionnaire des Sciences philoso^ phiques deux écrits excellents qui se complètent l'un par l'autre, j'ai pu conduire jusqu'à la naissance et à l'influence du criticisme l'histoire des idées sceptiques. J'en ai composé une troisième étude intitulée : Le Scepticisme de Kant. L'œuvre principale de Kant, la Critique de la raison pure^ d'où relève tout le scepticisme contemporain, y est jugée d'un regard ferme et pénétrant, et son vice capital mis à jour avec une force de dialectique qui me semble laisser peu à désirer. La nouveauté de l'inédit manque à ces pages, mais elles gardent la solidité.

J'en dirai autant des trois morceaux qui terminent le volume sous le titre de Vues théoriques et dogmatiques, et qui ont été, avec l'agrément du regrettable M. Hachette à la mémoire de qui j'en suis reconnais-

Page 1