‹ Le scepticisme. Aenésidème, Pascal, Kant: Études pour servir à l'histoireChapitre 28 sur 47 · LE SG£FTIC1«ME · texte numérisé non relu

LE SG£FTIC1«ME

eAt La coiifiéqueBce logique et avouée du scepticisBie, «on a iout dit; car le scepticisme et soir ouvrage s'accasmt mutaeUement.

S'ima^nerqa'ea poossafit Thimime au doute absela et le précipttant dans cette ignorance terrible de toutes choses qui laisse la raison sans lumière et la vie sans objet, on portera dans soa âme la paix et la sérénité , c*est eu vérité on élran^ renversement dé raison et un prodigieux oubli de toutes les conditions de l'existeoce* Biforale. Pour celui qui gémit sincèrement d'an doute momentané, je ne puis avoir, dit Pascal, que de la (Compassion... c( Que s'il est avec cela tranquille e^ satisfedt, qu'il en fesse profession ; et enfin qu*il en fasse vanité, et que ce soit de cet état même qu'il fasse le sujet de sa vanité, je n'ai point de termes pour qualifier une si exiravagante créature ^ x>

Le doute, en effet, sur de certaiais objets qui passent la iaifi<m peut être un état éminemment philosophique et c'est en ce sens qu'il fout pardonner à Montaigne d'avoir dit que l'ignorance et l'incuriosité sont deux doux oreillers pour une tête bien faite. Mais le doute sur ce qui touche à nos besoins les plus élevés et tout à la fois les plus impérieux, le doute permanent sur Dieu, sur le bien, sur l'avenir, ce serait la plus affreuse et la plus intolérable des tortures , ou le dernier degré d'abaissement de l'humanité.

Ainsi , le scepticisme , après avoir corrompu les sources de l'intelligence, va jusqu'à tarir celles de

* Pascal. Pensées, 7.

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la vie. Ce n'est plus vivre en effet que de vivre sans rien croire. Et suivant la forte parole d'un ancien, rhomme qui en est là n'est déjà plus un homme; c'est une plante, Sijloioç <puT(^. (Aristote, Métaph. IV.)

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