ARC T ESS
consistent en effet en la méconnaissance systématique d'une maladie telle que l’hémiplégie. Les seconds consistent en une mutilation du schéma corporel; toute une moitié du corps disparaît comme véritablement séparée du reste de la personnalité physique du sujet, et le terme d’hémiasomatognosie paraît mieux qualifié pour désigner ces faits. Ce sont ces derniers qui nous intéressent particulièrement, ainsi que les lésions qui les déterminent.
HOoFF aurait réussi à reproduire l’anosognosie en réfrigérant par voie transcutanée, chez des trépanés, le lobe pariétal et en combinant à ce procédé d'irritation, le blocage de l’innervation de la couche optique par une injection intra-veineuse d’atophanyl, dont l’action élective avait été montrée par lui-même précédemment. Il aurait observé, dans de telles conditions, une dimidiation du schéma corporel avec sentiment de dénersonnalisation similaire de l’anosognosie d’ANTON et BABINSKI.
SCHILDER admet que, dans la grande majorité des cas, le lobe pariétal inférieur et en particulier le gyrus supramarginal et le gvrus angulaire sont atteints. Il ne connaît qu’un seul cas où la lésion en arrière de la pariétale faisait défaut.
Il est un fait remarquable et sur lequel l’accord semble être général : si l’anosognosie ne s’observe pas dans toutes les hémiplégies gauches, elle s’observe cependant avec le maximum de fréquence quand la lésion atteint l'hémisphère cérébral droit, du moins chez le droitier.
On a invoqué une dominance de l’hémisphère gauche dans l'interprétation de notre image corporelle. Certains auteurs expliquent ce fait par une participation du corps calleux (ALBRÉCHET, HAUPTMANN, VON BOGAERT). Pour eux, la rupture des associations interhémisphériques isolerait l’hémisphère droit dont les