III. Hésumé chronologique
Index onomastique 335
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PRÉFACK
Amené à m^ôccuper du sch*sme d'Antioche par quelques études sur les œuvres de S. Jean Chr3*sostome, j*ai été frappé des inexactitudes et des contradictions où tombent les historiens. La cause m*en a paru être Tabsence d*une monographie détaillée qui discuterait les problèmes pour eux-mêmes et non pas à propos de tel ou tel autre fait étranger. J ai essa3'é de composer cette monographie.
Qu*on ne cherche donc pas ici une histoire de TEglise d'Antioche au iv* siècle. J'ai écarté de parti pris tout ce n'avait pas avec mon sujet d'étroites relations. Ni le rôle de l'épîscopat semi-arien (331- «ICO) dans les luttes dogmatiques, ni la persécution de Julien l'Apostat, ni l'activité épiscopale de Flavien, par exemple lors de la sédition des statues, ne m'ont arrêté.
Le sujet bien délimité, j'en ai abordé l'étude avec une entière liberté d'esprit, m'efforçant de recevoir aussi directement que possible l'impression des documents eux-mêmes, dûment contrôlés et replacés dans leur milieu d'origine. Si l'on ne retrouve pas dans ces pages un écho plus fréquent de certaines idées sur l'évolution dogmatique ou politico-religieuse de l'Eglise orientale au iv' siècle, ce n'est pas qu'elles
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me soient inconnues. Je les ai sérieusement examinées, mais l'étude objective des documents ne m'a pas permis de les accepter. Les dernières pages de ce travail diront pourquoi. Depuis près de deux ans que j'en ai achevé la première esquisse, ni mes réflexions, ni mes lectures ne m'ont amené à modifier essentiellement mes premières vues. De récents travaux, comme l'étude de M. K. Holl sur les Cappadociens, ne pouvaient que m'y confirmer.
L'obscurité et la complication du sujet explique la division que j'ai introduite dans ce travail. Sous peine de manquer mon but qui est de faciliter à tous ceux qui le désirent, le mo\-en de se faire une idée nette du schisme, de ses origines, des influences qui Tont prolongé et des vicissitudes par lesquelles il a passé, j'ai dû dégager Texposé des faits essentiels de multiples discussions de détail qui l'auraient étouffé. Ces discussions pourtant sont la partie la plus utile
pour les travailleurs. Je les ai donc selon leur étendue ou leur importance, à l'exemple de M. Gwatkin, disséminées au bas des pages ou détachées à la fin des chapitres.
Je prie M. A. Puech, professeur adjoint à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris, d'agréer ici Thommage de ma sincère reconnaissance pour la bienveillance et l'intérêt qu'il m'a témoignés au cours de ce travail. Ses encouragements et ses conseils m'ont été précieux. Je ne saurais non plu^ oublier l'excellent ami qui a bien voulu revoir avec moi toutes les pages de ce livre.